MENACES SUR LES MANDATS DES DEPUTES DU PUR ET SUR SONKO : Birame Souleye Diop et Cie bandent les muscles
Le président du groupe parlementaire de Yewwi Askan Wi (Yaw) prévient qu’ils n’accepteront pas que des députés de leur coalition perdent leur mandat à cause de ce procès en appel. Il l’a fait savoir après le renvoi du procès des deux parlementaires du Pur jusqu’au 15 mai courant.
«Ils sont capables, si la peine est confirmée de perdre leur mandat. On ne peut pas accepter que le pouvoir législatif accepte que ses contentieux, le pouvoir judiciaire le règle. L’As semblée nationale a dans ses entrailles les moyens de régler tous ses contentieux», dixit Bi rame Souleye Diop face à la presse, hier.
Poursuivant, il en a profité pour crier à qui veut l’entendre que «pour le cas de Diomaye Faye, je répète et je le dis il n’a absolument rien dit qui peut lui valoir qu’on le garde dans ces lieux-ci». Avant de s’indigner ce qui frise l’acharnement à l’endroit des proches de Ousmane Sonko. «Nous espérons que cette fois ci, la justice prendra la hauteur nécessaire…
Le coordinateur du Weur Ndombo en prison, le coordinateur du Nemekou tour en prison, le responsable de la sécurité en prison, le responsable de la communication bracelet électronique, le secrétaire général en prison, le président du Parti menacé, 400 militants en prison, s’il veut continuer, il n’a qu’à ouvrir les prisons nous sommes prêts à marcher digne ment pour y entrer», a encore martelé l’administrateur de Pastef.
Revenant sur le report proprement parlé, le député Bi rame Souleye Diop reconnait que «la Cour a des possibilités de faire des reports sans donner de motivation». Et d’après lui, «c’est ce qui a été constaté. Nous n’avons pas de commentaire là-dessus. Ce que nous pouvons faire, c’est de nous donner rendez-vous à la date retenue», a réagi le parlementaire au sortir du tribunal où les deux procès en appel de Sonko contre Mame Mbaye Niang et celui des députés du PUR ont été renvoyés respectivement le 8 mai et 15 mai prochain.
Aussi, prévient-il sur une possible inéligibilité de son leader. «Nous avons entendu un avocat bavard dire tous qu’il a voulu sur les appréciations. Dans ce pays si, nous avons vu, nous savons que tout l’argumentaire, tous les débats qu’il y a sur la place publique, est un procès pour interdire à Ousmane Sonko d’être candidat en 2024.
Mais il sera candidat, on ne pourra pas l’empêcher. Nous restons mobilisés et déterminés. Parce qu’aujourd’hui, on ne peut pas accepter dans ce pays que la justice soit un premier filtre du parrainage pour choisir qui est qui sera candidat ou pas», a averti Birame Souleye Diop.