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MOBILISATION FISCALE DISCRETE: Ces prélèvements invisibles qui financent 18 000 milliards

 

Au Sénégal, la fiscalité a longtemps été perçue comme une contrainte pesante, un fardeau qui pèse sur les entreprises et les ménages. Pourtant, sous l’ère du président Bassirou Diomaye Faye et de son Premier ministre Ousmane Sonko, l’administration fiscale semble avoir trouvé une recette inédite pour collecter des milliards… sans même que les citoyens ne s’en rendent compte. Une mobilisation discrète, mais diablement efficace, qui alimente le financement d’un quinquennat ambitieux à hauteur de 18 000 milliards de francs CFA, entièrement issus de ressources internes.

Prenons l’exemple des Tiak Tiak. Longtemps ignorés par le fisc, ces engins pullulent aujourd’hui dans les rues des grandes villes. Face à ce phénomène, le gouvernement a instauré une immatriculation obligatoire et une redevance symbolique. Ousmane Sonko l’a bien expliqué aux conducteurs. Si vous gagnez 5 000 à 10 000 francs par jour, vous pouvez bien contribuer à l’effort national.” Une approche pédagogique qui passe sans heurt… et qui rapporte gros.

Autre source de revenus insoupçonnée les passeports. Avec la vague d’émigration vers l’Europe et les recrutements saisonniers en Espagne, la demande explose. Résultat ?Chaque jeune Sénégalais désireux de tenter sa chance en Espagne doit payer un timbre fiscal sur son passeport, générant ainsi des centaines de millions de francs CFA pour l’État.

Même logique pour les contrats de travail au Qatar. Les recrutements massifs pour les chantiers et les services impliquent des formalités administratives dont les frais – mine de rien – tombent directement dans les caisses publiques.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Rien qu’avec l’immatriculation des deux-roues, l’État pourrait engranger plus de 20 milliards de francs CFA par an. Quant aux timbres fiscaux sur les passeports et les contrats à l’étranger, ils rapporteraient des dizaines de milliards supplémentaires. À cela s’ajoutent les niches fiscales, souvent méconnues du grand public, ainsi que les versements des grandes entreprises, qui sont désormais plus étroitement surveillées par l’administration fiscale.

Et ce n’est que le début. Avec une politique de recouvrement plus fine et mieux structurée, le Sénégal est en train de prouver qu’il est possible de financer ses ambitions sans dépendre uniquement de l’aide extérieure ou des emprunts.

Loin des hausses brutales d’impôts qui provoquent la grogne populaire, l’État sénégalais adopte une approche subtile . Il taxe sans que cela ne se ressente, il prélève sans que cela ne freine l’activité économique. Une fiscalité “indolore” qui assure des recettes solides tout en maintenant la confiance des citoyens.

Avec cette stratégie, Ousmane Sonko et son gouvernement prouvent que la mobilisation fiscale n’est pas forcément synonyme de contrainte. C’est un levier intelligent qui, bien manié, peut transformer une économie sans provoquer de choc. Le Sénégal l’a compris : les petites gouttes d’impôt font les grandes rivières de développement.

 

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