Le ministre de l’Enseignement supérieur s’est voulu on ne peut plus clair. L’ampleur des dégâts laissés à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) ne peut pas être l’œuvre des étudiants. Il l’a fait savoir à l’émission «Grand jury» sur Rfm hier. «Quand on voit la furie qui s’est emparée de l’université Cheikh Anta Diop, qui consiste à détruire des amphithéâtres, à détruire des bureaux de professeurs, à détruire la direction du Coud, des restaurants, on a du mal à imaginer qu’un étudiant ait fait ça», a affirmé le professeur Moussa Baldé.
Poursuivant, il explique: «Probablement, au début, c’était une manifestation d’étudiants. Mais sur les réseaux sociaux, à partir de 10 h, j’ai vu des appels sur toutes les plateformes qui demandaient de rejoindre l’Ucad. À un certain moment, il y avait une foule à l’université. Nous pensons qu’il n’y avait pas que des étudiants».
Sur la reprise des enseignements, il a réaffirmé la détermination de l’État à remettre de l’ordre dans les campus. À cet effet, dit-il, «des instructions ont été données à chaque université de réunir son Conseil académique pour voir comment très rapidement reprendre les cours». Et Moussa Baldé d’avertir qu’«il n’est pas question de donner la victoire à ces gens qui ont voulu bloquer l’université sénégalaise, les responsables des casses à l’université de Dakar seront arrêtés, même si ce sont des étudiants».
Pour rappel, lors des dernières manifestations qui ont secoué le pays, plus de 200 mille administratifs archivés à l’Ucad ont été littéralement détruits. Les mani festants ont saccagé bus, amphi théâtres, restaurants et bureaux. Une enquête est déjà en cours pour identifier et arrêter les responsables.