Comme annoncé vendredi dernier, le Collectif des non reconduits par la Poste a entamé ce lundi 27 mai 2024, une grève de la faim pour une durée de cinq jours. Regroupés devant les locaux de la primature, les ex contractuels de la Poste ont dénoncé le mutisme des autorités face à leurs nombreuses revendications et ont adressé un message fort au Premier ministre. Les forces de l’ordre ont dû intervenir pour leur barrer la route.
Après plusieurs demandes d’audiences rejetées, des grévistes de Poste, un peu moins d’une trentaine se sont réunis ce lundi matin devant les locaux de la primature pour faire passer leur message. Ils ont décidé d’entamer une grève de la faim sur place. Un mot d’ordre de cinq jours qu’ils prévoient de renouveler. « Nous sommes là tout simplement pour manifester une grève de la faim et dans cette grève, tout ce que nous visons c’est qu’ils nous remettent dans nos droits. Nous voulons être repris par la Poste », a déclaré Aliou Badara Bassène, porte-parole du jour.
Assis sur une natte en rang serré sous le chaud soleil les ex contractuels du groupe la Poste criaient haut et fort le nom du premier ministre, Ousmane Sonko « Monsieur le premier ministre, les citoyens sénégalais veulent vous parler », ont-ils lancé tout en redoutant d’être cueilli par les forces de l’ordre venus pour encadrer ce mouvement d’humeur.
Désespérés de voir leur droit violé sans aucune réaction des autorités, les ex agents de la Poste comptent camper devant les bureaux du premier ministre jusqu’à obtenir gain de cause « On a décidérester ici pour cinq jours renouvelables car la grève de la faim est notre seule issue et nous ne bougerons pas avant d’obtenir gain de cause », poursuit M. Bassène.
Il n’a fallu que quelques minutes pour que les forces de l’ordre et de défense ne s’en mêlent pour tenter de disperser les plaignants et d’éviter un chaos, à la veille des assises de la justice organisées par le gouvernement en place. Malgré l’intervention de la police qui a tenté à l’amiable de les dissuader de leur initiative de grève, le tout dans l’amiable, les grévistes ont tout de même maintenu leur rang, se serrant les coudes et prêts à riposter.
Ils ont par ailleurs dénoncé l’interpellation par les forces de l’ordre d’un de leurs convois qui avait pris départ depuis Ziguinchor et qui a été contraint à rebrousser chemin. « Ils ont fait un convoi qui a quitté Ziguinchor jusqu’à Kolda. Ils se sont formés pour venir mais malheureusement ils ont été interceptés par les forces de l’ordre. Nous déplorons avec toute notre force cette situation », a pesté leur porte-parole face aux journalistes.
Djibril DEME