Le chef de l’État nigérien et sa famille sont à la résidence et se portent bien, selon la présidence. Mais M. Bazoum est re tenu par des membres de la garde présidentielle. Des pour parlers ont eu lieu ce mercredi matin entre les autorités politiques et ces éléments qui ont manifesté ce « mouvement d’humeur anti-républicain », toujours selon les termes de la présidence.
Dans un message sur ses réseaux sociaux – en partie sup primé quelques minutes plus tard –, la présidence du Niger a en fait affirmé à la mi-journée que « des éléments de la garde présidentielle (GP) ont […] tenté en vain d’obtenir le sou tien des forces armées nationales et de la garde nationale ». La présidence ajoutait que les « forces armées nationales et de la garde nationale » étaient prêtes « à attaquer les éléments de la GP impliqués dans ce mouvement d’humeur s’ils ne [revenaient] pas à de meilleurs sentiments ».
Un dispositif des forces spéciales nigériennes, fidèles au président Bazoum, a par ail leurs pris position autour de la radio et de la télévision publiques. Patrice Talon, président du Bénin, est parti pour le Niger dans l’espoir de servir de médiateur. « Il va là-bas main tenant, il est en route », a déclaré Bola Ahmed Tinubu, président du Nigeria qui dirige actuellement la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Les deux chefs d’État se sont rencontrés ce jour à Abuja. À Niamey, des personnes sont descendues dans la rue en signe de soutien au chef de l’État. Des tirs de sommation de la garde présidentielle ont néanmoins retenti contre ces manifestants.