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NOMBRE DE DECES DANS LES AFFRONTEMENTS ENTRE FDS ET JEUNES Amnesty dément le gouvernement et exige une enquête

23 morts au lieu de 16, comme l’a déclaré le ministre de l’intérieur. C’est le nouveau bilan re tenu par Amnesty International qui a indiqué, hier, avoir dé compté plus que le le bilan officiel des autorités. Aussi, l’organisation de défense des droits humains a-t-elle exigé une enquête indépendante dans un communiqué transmis à la presse, hier. A travers 18 entre tiens, des vidéos authentifiées et des certificats de décès et rap ports d’autopsie qui attestent de blessures par balles, Amnesty donne un bilan humain à la hausse et dénonce un usage excessif de la force ainsi que des atteintes à la liberté d’expression et d’information.

«Près de 23 morts, selon nos chiffres, dont plusieurs par balles, ont été enregistrés entre Dakar et Ziguinchor», peut-on lire dans le communiqué de Amnesty. La même source de préciser en rapportant des témoignages de leurs proches que «Trois étaient des mineurs, Bassirou Sarr, 31 ans, à Dakar, Fallou Sall, 25 ans, ou encore Ousmane Badio, 17 ans, sont tous trois morts à la suite de tirs par balle».

Seydi Gassama et Cie disent avoir constaté, dans des vidéos qu’elle a analysées, la présence, aux côtés des forces de l’ordre, d’hommes armés en civil qui
s’en prennent violemment aux manifestants. «L’Etat ne doit pas permettre la présence d’individus non identifiés comme faisant partie des forces de l’ordre pour des opérations de maintien de l’ordre, ni l’usage de la force. Ce sont des évidentes violations du droit international», a déclaré le directeur exécutif d’Amnesty Sénégal.

Aussi, l’organisation dénonce les atteintes à la liberté d’ex pression. Les autorités ont sus pendu plusieurs jours l’accès à des réseaux sociaux populaires et l’accès à internet via les télé phones portables. Interrogé par l’AFP, le gouvernement n’a pas réagi.

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