A la veille du procès en appel de son leader, Ousmane Sonko, contre le ministre Mame Mbaye Niang, le parti Pastef a fait un communiqué pour dénoncer une « violence d’Etat » exercée sur ses membres depuis plu sieurs mois. La dernière en date est l’arrestation de son Secrétaire général, Bassirou Diomaye Faye, devant les locaux de la Direction générale des Impôts et Domaines où il travaille en tant qu’Inspecteur principal.
S’appuyant sur le point 8 du Préambule de la Constitution du Sénégal, « PASTEF – Les Patriotes condamne et dénonce vigoureusement la recrudescence de la violence d’État dans notre pays. La dernière en date, l’arrestation arbitraire et illégale du Secrétaire général du parti, Bassirou Diomaye FAYE, ce vendredi 14 avril 2023 à 22h à la sortie de son bureau, est encore une violation flagrante des droits fondamentaux et constitue une menace pour la sécurité du pays et la dignité des per- sonnes. A cela s’ajoute le caractère infondé et très léger des charges retenues contre lui »
Pastef indique que « ce qui pose le plus problème, ce n’est pas le mutisme de la justice mais plutôt le zèle de juges suite aux ordres de l’exécutif contre des opposants et leur manque d’indépendance. Le devoir d’un magistrat étant d’être impartial en disant la loi dans toute sa rigueur pour garantir la paix et la stabilité sociale »
Ainsi le parti dirigé par Sonko « condamne fermement ces pratiques de la violence d’État dans toutes ces formes, telles que : L’usage excessif de la force : atteintes ré pétées à l’intégrité physique du Président Ousmane SONKO et destruction de biens lui appartenant; Les détentions et arrestations arbitraires : les centaines détenus politiques et les militants des droits humains ; Les tortures : les militants de PASTEF dans certains commissariats ; Les exécutions : les militants de PASTEF assassinés, les 18 morts entre mars 2021 et mars 2023, le cas de Mariama SAGNA, François MANCABOU ; Les disparitions forcées : cas de Didier BADJI et Fulbert SAMBOU ». Il dénonce égale ment « les restrictions de liberté : bracelets électroniques à El Malick NDIAYE, Wally BO DIAN, Aïssatou SANE, Binta DJIBA ; Les censures et intimidations des médias : coupure du signal de WALF, arrestations de Papa Alé NIANG, de Pape NDIAYE».
Les « Patriotes» exigent de Macky SALL « de mettre fin à cette violence d’État, de respecter les droits fondamentaux des Sénégalais et de libérer tous les détenus poli tiques » Ils affirment qu’ils vont continuer d’exercer leur « droit de résistance à l’oppression. Ce droit consacre de résister à un gouvernement dont l’action est en contradiction avec « la conservation des droits », c’est à-dire TYRANNIQUE. PASTEF – Les Patriotes continuera de se battre pour la conservation des droits naturels, inaliénables, sacrés et imprescriptibles de l’homme que sont : la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression ».
Avant d’appeler les militants et sympathisants « à se mobiliser davantage pour être mieux préparés à mener les batailles pour la libération des otages de Macky SALL, et surtout contre sa troisième candidature illégale et immorale. Malgré cette violence d’État ».
Pour conclure, Pastef a appelé les militants et sympathisants à maintenir la mobilisation « sur tous les terrains pour protéger le projet, son porte-étendard Ousmane SONKO et pour continuer toutes les activités que sont : Le Wer Ndomba ; L’inscription des primo-votants sur les listes électorales ; Le re trait des cartes d’électeurs issues des dernières révisions au niveau des commissions administratives de la révision installées dans les communes ; La vente des bracelets patriotiques de la démocratie et de la souveraineté ; L’installation des cellules et mouvements au niveau de la base »
PRESIDENTIELLE ET ELIMINATION D’ADVERSAIRES MAMOUDOU IBRA KANE INTERPELLE MACKY
«Notre démocratique doit être ouverte, au risque de nous retrouver dans une démocratie où l’on élimine des candidats». Ces propos sont du leader du mouvement «Demain, c’est maintenant» qui alerte etinterpelle le pré sident de la République. C’était à l’émission «Grand Jury», hier, sur Rfm.
«On doit ouvrir ce jeu démocratique, permettre une diversité d’offres, et permettre aux Sénégalais de choisir en connaissance de cause. Autrement on se retrouverait dans une démocratie dans laquelle on élimine des adversaires (…)», dixit Mamoudou Ibra Kane. Qui s’indigne de la tension politique qui sévit actuellement: «Aujourd’hui, il y a quand même, il faut le reconnaître, la violation d’un certain nombre de libertés, de droits. C’est pourquoi nous di sons que parmi les réformes à engager il y a le renforcement de l’Etat de droit et de la démocratie».
Et le journaliste patron du groupe Emedia invest de s’empresser de préciser que «ça ne veut pas dire qu’il y a dans notre pays quelqu’un qui est au-dessus de la loi, ou de la justice. Mais, nous pensons que la justice doit être rendue dans le respect des droits de la défense, dans le respect de l’indépendance de la magistrature de notre pays».
LES ENQUETEURS DE LA POLICE DEJOUENT UN PLAN D’EMEUTES LES CINQ PYROMANES RISQUENT GROS
La sûreté urbaine a procédé à l’interpellation de 4 per sonnes à qui il est attribué la confection de cocktails Molotov. La Sûreté urbaine a arrêté les nommés C. O. Biteye domicilié à Malika plage, A. Mboup domicilié à Sangal kam ; B. M. Kane commerçant établi à Malika et Ahma dou Fofana domicilié à Malika. Les susnommés avaient déjà fini de confectionner des cocktailsMolotov qu’ils pré voyaient d’utiliser dans le cadre du procès en appel oppo santMameMbayeNiang contre Ousmane Sonko.Ils sont en position de garde à vue. Les investigations poursuivies ont permis de saisir à Malika un lot important de cocktail Molotov qui étaient gardés dans une maison inachevée.
ARRESTATION DE BASSIROU DIOMAYE FAYE LES EXIGENCES DE KHALIFA SALL
Le leader de Tawaxu Sénégal a dénoncé l’arrestation «arbitraire et musclée» du secrétaire général de Pastef avant d’exiger sa libération immédiate et sans condition. «L’arrestation arbitraire, musclée et illégale de Bassirou Diomaye Faye est la énième forfaiture du régime en place. Je dénonce, vigoureusement, ces méthodes d’un autre âge qui n’honorent pas l’Etat de droit», a dit Khalifa Sall. Le candidat de la coalition Taxawu Sénégal à la présidentielle d’ajouter: «J’exige la libération immédiate du Secrétaire général du parti Pastef et le respect de l’exercice des liber tés individuelles et collectivités».
MOUNDIAYE CISSE, ONG 3D «LE SÉNÉGAL COMPTE CHAQUE ANNÉE PLUS DE 350 MILLE PRIMO-VOTANTS»
Les rapports d’observation des élections par des organisations internationales ainsi que par les observateurs nationaux ont révélé que la participation des jeunes aux élections dans les nouvelles démocraties n’est pas satisfaisante. Le Directeur exécutif de l’Ong 3D, déplore, en outre la passivité des partis politiques par rapport à l’inscription sur les listes électorales.
«Les primo-votants, ce sont en moyenne 350 mille jeunes par année. Il ne faut pas penser que c’est le rôle uniquement de la Société civile de faire la sensibilisation pour l’inscription sur les listes électorales. On ne voit pas les acteurs politiques s’engager sur ce sujet. Ils doivent sensibiliser et demander aux jeunes d’aller s’inscrire», a affirmé Moundiaye Cissé.
C’est dans cet ordre d’idées qu’il faut ranger la réaction de Moundiaye Cissé, le Directeur exécutif de l’Ong 3D, a rappelé qu’«en 2019, nous avions deux mois de révision. Je ne vois pas pourquoi on devrait en avoir moins cette année, alors que chaque année en moyenne, nous avons 350 mille primo-votants. Je dois aussi préciser qu’en 2019, la prolongation a été décidée après avoir épuisé le premier délai. Nous allons rencontrer bientôt le ministre de l’Intérieur pour échanger sur cela».
DAKARLES MOTOS INTERDITS DE CIRCULER AUJOURD’HUI
Pour des raisons de sécurité, le Gouverneur de la Région de Dakar, Al Hassan Sall, a sorti un nouvel arrêté portant interdiction temporaire de circulation de motos pour parer à toute éventualité. Et ce, en perspective du procès en appel opposant Ousmane Sonko à Mame Mbaye Niang prévu ce lundi 17 avril.
«Article premier: Pour des raisons de sécurité, la circulation des motocyclettes et cyclomoteurs est interdite dans le Département de Dakar le lundi 17 avril 2023, de 06h du matin à minuit. Article 2: Ne sont pas concernés par les dispositions du présent arrêté, les motocyclettes et cyclomoteurs des personnels des forces de défense et de sécurité ainsi que ceux mobilisés par les autorités sanitaires. Article 3: Pour des raisons dûment motivées, une dérogation peut être accordée par le Préfet du Département de Dakar, aux personnes dont les activités professionnelles le justifient. Article 4 Tout contrevenant aux dispositions du présent arrêté, sera passible des sanctions et peines prévues par les lois et règlements en vigueur.
Article 5 : Le Préfet du département de Dakar, le Commissaire Central de Dakar, Chef du Service Régional de la Sécurité Publique, le Commandant de la Légion de Gendarmerie de Dakar, sont Chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté qui sera publié et communiqué partout où besoin sera» lit-on dans le document officiel signé le 14 avril dernier.
SONKO VS MAME MBAYE NIANG DDD NE CIRCULERA PAS AUJOURD’HUI
L’entreprise de transport public remet ça ! Que les usagers se préparent en conséquence car tout le réseau du transport urbain et interurbain sera bloqué pour au jourd’hui. Ainsi en a décidé Dakar Dem Dikk (DDD), dont les bus sont souvent brûlés ou saccagés durant les manifestations. Dans une note rendue publique sur ses plate formes, l’on apprend qu’aucun bus ne circulera durant tout le temps que durera l’audience du procès en appel opposant le leader dePastef, Ousmane Sonko, au ministre du tourisme, Mame Mbaye Niang.
«Dakar Dem Dikk informe ses usagers de la suspension du réseau urbain, interurbain et international pour la journée du Lundi 17 Avril 2023. En comptant sur votre compréhension, nous espérons vous retrouver bientôt à bord de nos bus pour vos déplacements. Nous vous remercions encore une fois pour votre confiance et votre fi délité», a informé Dakar Dem Dikk dans un communiqué de presse plaqué sur sa page Facebook.
DOUDOU KA SUR LA SORTIE DE IDY «IL A EXPLOSÉ TOUTES LES DIGUES DE LA TURPITUDE POLITIQUE ET DU RENIEMENT»
La sortie du leader de Rewmi, Idrissa Seck annonçant sa candidature à la présidentielle de 2024 et sa position sur une éventuelle 3e candidature de Macky Sall continuent de susciter des réactions au sein de la coalition Benno bokk yakaar (Bby). Après Pape Mahawa Diouf et Oumar Youm, c’est au tour de Doudou Ka de sortir de son mutisme pour recadrer le président du Conseil économique, social et environnemental (Cese).
«Comme à son accoutumée, Monsieur Idrissa Seck s’est encore prêté à son exercice favori», a-t-ilfait savoir. Selon le ministre des transports aériens et du développement des infrastructures aéroportuaires, «dans une opération de communication sans filtre, où l’envie de redorer un blason bien terni se le dispute au besoin pathologique de se mettre en scène en braquant les projecteurs sur lui, le président du parti Rewmi a encore explosé toutes les digues de la turpitude politique et du reniement».