Le problème foncier a été toujours un sujet polémique dans la commune de Ouakam. Cette fois-ci le collectif « Momelou Ouakam » qui regroupe des jeunes de la zone dénonce l’occupation des terres par les différents camps militaires sis dans la commune. Face à la presse ce week-end, ils ont interpellé le président de la république, Bassirou Diomaye Faye, et son premier ministre Ousmane Sonko. Ces jeunes demandent au chef de l’état de trouver une solution alternative comme il a fait à Mbour 4.
Les jeunes de la commune de Ouakam réunis autour d’un collectif dénommé « Momelou Ouakam » ont organisé une conférence de presse pour dénoncer l’occupation des bases militaires dans leur commune. Selon Ibrahima Alassane Mbengue le porte-parole du jour à travers le monde il y a ce qu’on appelle des villes-garnisons. C’est à dire des cités à côté des places d’armes, de bases aériennes ou navales qui souvent ont une visibilité ou développent leurs activités économiques à partir de la présence militaire. Et là Ibrahima Alassane Mbengue fait allusion à la commune de Ouakam. Il estime qu’on ne trouverait nulle part ailleurs une localité qui accueille à la fois « deux bases aériennes (Armée sénégalaise et forces françaises du cap vert et leurs cantonnements). Un bataillon d’artillerie, un bataillon du train, une école d’officier de gendarmerie, un hôpital militaire. Cela a tissé des liens uniques avec nos vaillantes armées depuis des générations et dans une compréhension parfaite du concept Armées -Nation », a-t-il indiqué.
Avec la forte démographie à laquelle la commune de Ouakam commence à faire face, le collectif « Momelou Ouakam » très inquiet alerte sur cette situation. « Aujourd’hui, malheureusement, Ouakam doit faire face aux défis que suscite son propre essor démographique. Mais il est un défi encore plus grand auquel il n’a pas été préparé, plus insidieux que tous les autres : la boulimie foncière de nos forces armées en complicité avec certains services de l’État », declareIbrahima Alassane Mbengue.
Pour avoir accès à ces terres et lutter contre bradage et la spéculation foncière, le collectif « Momelou Ouakam », interpelle les nouvelles autorités à trouver une solution pour les jeunes de la commune de Ouakam, comme le président de la République Bassirou Diomaye Faye l’a fait à Mbour 4.