En Afrique, le dernier rapport sur le paludisme a révélé que le continent porte le fardeau le plus lourd du paludisme dans le monde. 95 % des cas de paludisme et 96 % des décès sont concentrés en Afrique subsaharienne, et 80 % de tous les décès dus au paludisme en Afrique sont recensés chez les enfants âgés de moins de cinq ans. Les conséquences économiques, sociales et humaines du paludisme sur le continent sont énormes, et des mesures urgentes sont nécessaires pour atteindre les objectifs fixés par la stratégie technique mondiale de l’OMS pour le paludisme à l’horizon 2030.
C’est dans ce cadre, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé le déploiement prochain de deux nouveaux vaccins antipaludiques dans dix-neuf pays africains afin d’offrir un nouvel espoir à des centaines de milliers d’enfants risquant de mourir des suites du paludisme.
Pour sa part, l’agence onusienne en charge de la santé, par la voix de sa cheffe en Afrique, Matshidiso Moeti, a notamment fait savoir que les vaccins R21-MatrixM approuvé en 2021 et le RTSS en 2023 seront déployés cette année (2024) dans dix-neuf pays de la région africaine.
Cette annonce a été faite à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme dont l’édition de cette année est axée sur la nécessité d’accélérer la lutte contre le paludisme pour un monde plus équitable.
« Les pays enregistrent des avancées, les familles en tirent des dividendes sous la forme d’un bien-être accru. Cependant, la région africaine est à la croisée des chemins dans la lutte contre la maladie » a expliqué la directrice régionale pour l’Afrique de l’OMS rappelant que cette partie du monde abrite vingt des pays les plus impaludés, représentant plus de 85 % de la morbidité et de la mortalité palustres de même que les multiples problèmes tels que les phénomènes météorologiques extrêmes, les conflits et les crises humanitaires, les contraintes budgétaires, les menaces biologiques et les inégalités.