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Perte du décret sur les retraites : le SAES refuse d’être le bouc émissair

 

Le Syndicat Autonome de l’Enseignement Supérieur (SAES) tient à réagir aux récentes déclarations du Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI). Plutôt que de privilégier un dialogue constructif, ce dernier a opté pour une mise en scène politico-médiatique, affirmant que « le SAES est en train de négocier avec ses supérieurs » et insinuant sa responsabilité dans la prétendue « perte du Décret » modifiant celui du 23 septembre 2020 sur l’allocation spéciale de retraite des enseignants-chercheurs.
Or, le même ministre déclarait auparavant que ce décret avait été « mystérieusement perdu dans les méandres de l’administration ». Qui faut-il alors croire ?
Le SAES rejette fermement ces accusations fallacieuses, qui visent à discréditer les enseignants du supérieur et à manipuler l’opinion publique. Comment le SAES pourrait-il perdre un décret qu’il n’a jamais présenté au Conseil des Ministres ?
Face à l’inertie du MESRI, une rencontre unique avec le Premier Ministre a eu lieu le 13 décembre 2024 à 16h, à la demande du ministre lui-même, qui reconnaissait alors ses propres limites sur ce dossier. Cette réunion a donné lieu à un procès-verbal signé le 17 décembre par le Ministre Secrétaire général du Gouvernement et le Secrétaire général du SAES.
Le SAES dénonce avec force l’attitude du MESRI, qui, au lieu d’assumer ses responsabilités, privilégie depuis quatre mois des interventions médiatiques stériles en lieu et place de véritables négociations. Cette posture confirme la rupture unilatérale du dialogue avec le SAES.
Le syndicat alerte les étudiants, leurs parents et l’opinion publique sur le fait que, malgré sa volonté de dialogue, le mépris et l’inaction du MESRI mettent en péril la stabilité de l’enseignement supérieur.
Le SAES réaffirme son engagement à défendre la dignité des enseignants-chercheurs et des familles de ceux qui sont décédés. Il ne saurait être tenu responsable des conséquences de l’irresponsabilité du ministre et du gouvernement quant à la préservation du calendrier académique.

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