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POLEMIQUE SUR LES LICENCES DE PECHE : Papa Sagna Mbaye parle «de confusions»

«Une enquête demande certaines compétences et ne doit pas se faire par n’importe qui.
A l’Assemblée nationale j’ai eu à faire tout ce qui devait être fait par rapport au compte rendu sur ces licences de pêche. Le terme est galvaudé, il y a trop de confusions», souligne Papa Sagna Mbaye au cours d’une réunion du Comité régional de développent (Crd), tenu ce vendredi 20 janvier 2023, à Thiès. Il se dit convaincu que «nous avons un problème, au Sénégal, si certains pensent que 212000
km² de territoire maritime peuvent être couverts par 150 licences qui sont l’état actuel de ces licences». Aussi, précise-t-il: «Si nous devons nous comparer à la Mauritanie qui est à 350 licences, à la Guinée
Bissau avec 292, nous nous rendons compte que le sujet est souvent soulevé par des acteurs qui n’en savent rien du tout et qui ne donnent pas des esquisses de solutions. La cri tique, elle est aisée, mais c’est l’art qui est difficile». Selon le ministre des Pêches et de l’Économie maritime, «le gouvernement de la République apportera les réponses idoines par rapport à ces questionnements».
Devant les acteurs de la pêche qui ont fait la liste de leurs recommandations, leurs contributions mais aussi leurs desiderata, le ministre dit avoir tenu compte de «l’en semble des suggestions mais aussi des questionnements dont certains ont eu des réponses immédiates. Pour d’autres qui demandent l’intervention d’autres ministères, la discussion sera plus élargie, avec surtout le ministère de l’Environnement et celui du Pétrole et des Énergies, parce que durant les discussions, une idée est revenue plusieurs fois, c’est que le Sénégal sera pétrolier et gazier d’ici la fin de l’année en termes de production, ce qui pourrait impacter ce secteur de la pêche». Les acteurs dudit secteur ont beaucoup réfléchi sur «les conditions de travail qui sont possibles», aussi «les possibilités en termes RSE et de soutien du secteur de la pêche». Des questions qui ont, toutes, été revues avec les autorités compétentes.
Au cours de la rencontre, les questions ont plus tourné autour de la flotte, les pirogues non immatriculées, les difficultés de la pêche artisanale dans son ensemble. Et, re marque le ministre des Pêches, «nous leur avons apporté les réponses idoines et nous avons fait aussi des prospectives parce que la quintessence même de cette réunion, c’était de faire la collecte des informations pour garnir le programme d’investissement prioritaire pour les trois pro chaines années». Aussi de penser que « La moisson était bonne», avant de saluer «la contribution des acteurs de la pêche au niveau de la région de Thiès», parce que, renseigne-t-il, «pour la pêche artisanale, pour l’ensemble des captures cumulées, la région de Thiès présente les 50 %. Au point de vue aquaculture, Thiès a quand même une longueur d’avance par rapport à certaines zones à travers le pays et ceci est à saluer et à encourager».

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