Fatou MBAYE a attrait à la barre du tribunal son mari Alassane DIALLO pour abus de confiance sur la somme de 900.000f. Le mis en cause logé et nourri par sa femme, utilisé les 150 000f que lui donnait sa femme chaque fin du mois pour payer le loyer à ses propres fins. Face au tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye, le sieur n’a montré aucun regret. Très hautain, il déclare ‘’c’est moi qui ai pris l’argent’’.
Alassane DIALLO est entretenu par sa femme Fatou MBAYE. C’est elle qui subvient aux besoins de la famille et paie la location de l’appartement où elle vit avec son mari et ses enfants. Pour mieux joindre les deux bouts, FatouMBAYE a mis en sous-location les deux chambres qu’elle et sa famille n’occupent pas dans l’appartement. A chaque fin du mois, après avoir collecté l’argent de la location, Fatoudonnait la somme de 150.000f à son mari Alassane DIALLO pour que, celui-ci paie le logement. Mais, voilà six mois que ce dernier n’a rien versé au propriétaire. Un jour, explique la plaignante, son bailleur l’a appelée, pour lui dire qu’elle lui devait six mois de location. Surpris, elle lui confie qu’elle avait donné l’argent à son mari. Et que, ce dernier devait lui donnait chaque fin du mois les 150.000f, pour l’appartement. C’est alors que ce dernier lui explique que son époux ne lui a rien remis. Fatou lui devait 900.000f. Quand elle a demandé à son époux les reçus de paiement, celui-ci s’était fâché.
Comme s’il ne regrettait pas son attitude, Alassane DIALLO répondait aux interrogations du tribunal avec audace. « Je n’ai pas payé le loyer. Ça c’est vrai. Je n’ai rien parce que j’avais des problèmes à régler », a soutenu DIALLO.
Voyant l’indifférence qu’il montre face à l’affaire, le procureur lui demande qui devait logeait son partenaire entre lui et sa femme. Il répondit que c’était son devoir mais, pour ce cas, il avait un problème.
Comme s’il avait le droit de détourner l’argent de sa femme, Alassane n’arrêtait pas de balancer ses mains comme s’il voulait sous-estimer son attitude.
Demandant que son mari lui rembourse les 900.000f, FatouMBAYE confie qu’elle ne veut pas se retrouver dehors avec ses enfants. Très remontée contre son conjoint, la brave femme s’écarte quand ce dernier tente de lui adresser la parole.
Ordonnant à Alassane DIALLO de se taire, la juge estime que le mari n’avait rien à dire à sa femme. Elle lui a infligé une peine de six mois ferme. Il devra aussi verser la somme de 900.000f pour dommages et intérêts à sa femme.
Fanta DIALLO BA