Accusé du meurtre de son ami Amadou TALL, Mohamed Abib MBENGUE a nié les faits. Face à la chambre criminelle du tribunal de Pikine-Guédiawaye, le disciple de Bacchus déclare qu’il ne fréquentait pas le défunt alors que ses amis et le témoin disent le contraire.
Pour le parquetier général, Mouhamed Aziz MBENGYE a eu l’intention de donner la mort à son ami. Il l’a accompli enassénant des coups de machette à sa victime. Revenant sur le crime, il déclare que dans la nuit du 25 au 26 juillet 2018, les éléments de la brigade de Keur Massar ont reçu l’appel téléphonique du chef de quartier de Darou Ngande déclarant qu’il y avait un corps sans vie dans son quartier. À leur arrivéesur les lieux, les gendarmes ont constaté la présence d’un corps inerte gisant dans un marre de sang. Ils vont découvrir que le défunt répondait au nom d’Amadou TALL et que son bourreau serait Mouhamed Abib MBENGUE. Ils certifient que ce dernier a été appréhendé le lendemain au garage case ba, sis à Keur Massar. Il rapporte que le sieur a assené 12 coups de machette à sa victime. De l’avis du Procureur, l’accusé est coupable des faits qui lui sont reprochés. Lors de son arrestation, il était habillé d’un pantalon camouflet et d’un t-shirt noir, comme l’a indiqué un témoin. Pis, ses amis ont déclaré qu’il était avec le défunt cette nuit. Ainsi, il a requis la perpétuité contre Mouhamed MBENGUE.
À la barre de la chambre criminelle, l’accusé a déclaré n’avoir pas vu le défunt la nuit des faits. Il atteste que lui et Amadou ne se fréquentaient pas. Il poursuit en attestant qu’il ne pouvait pas en compagnie de M. TALL, même s’ils aimaient les mêmes choses. Retraçant les événements de cette nuit, il note qu’il était au garage case ba car, il rendait visite à un de ses amis du nom de Pierrot. Il était avec ce dernier et un autre ami, Papé SARR. Il atteste qu’Amadou n’était pas avec eux. Il continue pour souligner qu’il était en prison à la mort d’Amadou. C’est sa mère qui lui a dit la nouvelle. Il a aussi expliqué que les piliers l’ont appréhendé des semaines les faits au garage de case ba. Et que, au moment de son arrestation, il n’était pas ivre.
Le témoin, Massamba DIOP dont la maison se trouve aux côtésdu sentier dont le défunt assurait la sécurité a déclaré le contraire. Selon lui, la nuit des faits Amadou en compagnie d’un ami, insultaient ses enfants qui les charrier car, ils se disputaient à cause d’une bouteille d’alcool. Ces derniers l’ont appelé à venir voir ce qui se passait dehors. Quand il est monté à la terrasse, il explique avoir vu un homme moins costaud qu’Amadou qui donnait des coups de machette sur la tête de ce dernier. L’agresseur portait un pantalon camouflet et un t-shirt sombre. Après son forfait, il est revenu sur ses pas en disant « Tu savais que je t’aurai. Je te l’avais dit », explique Massamba. C’est alors qu’il a appelé le chef de quartier.
Les amis de l’accusé, avec qui ils étaient au garage non loin du bar, ont déclaré qu’ils étaient ensemble avec le défunt en train de boire la nuit des faits. Et, TALL, devant reprendre son poste avait pris le reste de l’alcool qu’il a mis dans une bouteille afin de le boire après. L’accusé voulait qu’il lui laisse-en prendre une gorgée. Ils sont partis ensemble, soufflent les témoins.
La partie civile, père du défunt, déclare avoir été appelé par le chef du quartier, après les faits. Selon lui, l’auteur présumé du crime a été retrouvé dans un bâtiment en construction entrain de dormir avec la machette, celle de sa victime ensanglantée. Il a certifié que son défunt fils et l’accusé trainaient ensemble. Et le jour des faits, ils étaient ensemble tout l’après-midi. Cependant, mentionne-t-il, l’accusé est venu à maintes reprises chez lui pour dénoncer les agissements de son copain auprès de lui. Il a réclamé cinq (5) millions à Mouhamed, pour toutes causes et préjudices confondues.
Le juge rendra son délibéré le 3 septembre 2024.
Fanta DIALLO BA