Reconnu coupable du meurtre de son ami Amadou TALL, Mohamed Abib MBENGUE a hérité d’une peine ferme de 20 ans de prison. Le juge a été plus clément que le maître des poursuites qui avait requis lors du procès, mardi 6 août 2024, la réclusion à perpétuité contre M. MBENGUE.
Lors du procès, rappelons-le, le parquetier général était convaincu que Mouhamed Aziz MBENGYE a eu l’intention de donner la mort à son ami. Il l’a accompli en assénant 12 coups de machette à sa victime. Revenant sur le crime, il avait déclaré que dans la nuit du 25 au 26 juillet 2018, les éléments de la brigade de Keur Massar avaient reçu l’appel téléphonique du chef de quartier de Darou Ngande déclarant qu’il y avait un corps sans dans leur quartier. À leur arriivée sur les lieux, les gendarmes avaient constaté la présence d’un corps inerte gisant dans un marre de sang. Ils ont aussi découvert que le défunt répondait au nom d’AmadouTALL et que son bourreau serait Mouhamed Abib MBENGUE.
Ce dernier a été appréhendé le lendemain au garage case ba, sis à Keur Massar. Il avait rapporté que le sieur a assené 12 coups de machette à sa victime. De l’avis du Procureur, l’accusé est coupable des faits qui lui sont reprochés. Lors de son arrestation, il était habillé d’un pantalon camouflet et d’un t-shirt noir, comme l’avait indiqué un témoin. Pis, ses amis avaient déclaré qu’ils étaient avec le défunt cette nuit. Ainsi, il avait requis la perpétuité contre Mouhamed MBENGUE.
À la barre de la chambre criminelle, l’accusé avait déclaré n’avoir pas vu le défunt la nuit des faits. Il avait attesté que lui et Amadou ne se fréquentaient pas. Retraçant les événements de cette nuit, il note qu’il était au garage case ba car, il rendait visite à un de ses amis du nom de Pierrot. Il était avec ce dernier et un autre ami, Papé SARR. Il avait attesté qu’Amadou n’était pas avec eux. Il continua pour souligner qu’il était en prison à la mort d’Amadou. C’est sa mère qui lui avait annoncé la nouvelle. Il avait aussi expliqué que les policiers l’avaient appréhendé, des semaines après les faits au garage de case ba, et qu’au moment de son arrestation, il n’était pas ivre.
Le témoin, Massamba DIOP dont la maison se trouve aux côtésdu chantier dont le défunt assurait la sécurité avait déclaré le contraire. Selon lui, la nuit des faits Amadou en compagnie d’un ami, insultait ses enfants qui les charrier car, les amis se disputaient à cause d’une bouteille d’alcool. Ces derniers l’avaient appelé à venir voir ce qui se passait dehors. Quand il est monté sur la terrasse, il avait expliqué avoir vu un homme moins costaud qu’Amadou qui donnait des coups de machette sur la tête de ce dernier. L’agresseur portait un pantalon camouflet et un t-shirt sombre. Après son forfait, il est revenu sur ses pas en disant « Tu savais que je t’aurai. Je te l’avais dit »explique Massamba. C’est alors qu’il avait appelé le chef duquartier.
Les amis de l’accusé, avec qui ils étaient au garage non loin du bar, avaient déclaré qu’ils étaient ensemble avec le défunt en train de boire la nuit des faits. Et, TALL, devant reprendre son poste avait pris le reste de l’alcool qu’il avait mis dans une bouteille afin de le boire après. L’accusé voulait qu’il lui laisse-en prendre une gorgée. Ils sont partis ensemble, soufflaient les témoins.
La partie civile, père du défunt, avait déclaré avoir été appelé par le chef du quartier, après les faits. Selon lui, l’auteur présumé du crime avait été retrouvé dans un bâtiment en construction entrain de dormir avec la machette, celle de sa victime tachée de sang. Il avait certifié que son défunt fils et l’accusé trainaient ensemble. Et le jour des faits, ils étaient ensemble tout l’après-midi. Cependant, mentionna-t-il, l’accusé était venu à maintes reprises chez lui pour dénoncer les agissements de son copain auprès de lui. Il avait réclamé 5 millions à Mouhamed, pour toutes causes et préjudices confondues.
Fanta DIALLO BA