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POUR UNE OFFRE D’EDUCATION EQUITABLE : Cheikh Oumar Anne s’engage pour un Curriculum consensuel et adapté

Le ministre de l’éducation nationale se veut résolument engager à réunir tous les acteurs du système éducatif au tour de larges concertations pour «la construction d’un Curriculum consensuel, souple, ouvert et adapté à nos réalités socio-culturelles». Cheikh Oumar Anne, qui l’a fait savoir dans un communiqué transmis à la presse hier, s’inscrit dans une logique d’une offre d’éducation équitable pour tous.

La réforme des programmes scolaires adaptés aux différents contextes et aux besoins des apprenant(e)s se poursuit. Une logique que le ministre de l’éducation national compte pérenniser pour une meilleure offre d’éducation équitable. Pour ce faire, Cheikh Oumar Anne a convoqué des larges concertations incluant tous les acteurs du système éducatif.

«Le Ministère de l’Éducation nationale s’engage à la construction d’un Curriculum consensuel, souple, ouvert et adapté à nos réa lités sociales, culturelles, historiques, linguistiques, religieuses, économiques, tout en rappelant que l’ambition du Gouvernement du Sénégal est de mobiliser toutes les ressources nécessaires pour des offres d’éducation capables de produire des citoyennes et des citoyens aptes à répondre aux aspi rations de la Nation», a-t-on appris du communiqué des services du Dr Cheikh Oumar Anne. Ajoutant que pour «pour entre prendre une action d’une telle envergure et d’un tel intérêt majeur pour les populations, le Ministère a décidé d’organiser de larges consultations». Des échanges qui vont concerner «tous les maillons de la nation : les institutions de la République, les départements ministériels, les universités, les partenaires sociaux, les partenaires au développement, les enseignants, les parents d’élèves, les élèves, la société civile, le patronat, les autorités religieuses et coutumières etc». Au-delà de sa dimension consultative, la même source renseigne que «ce processus sera transparent, public et inclusif pour une offre d’éducation équitable. La nature de cet exercice requiert cependant une bonne planification des activités y afférentes et un encadrement sou tenu par une expertise qualifiée et expérimentée».

Le ministère de l’éducation nationale ajoute que «toutes ces ré formes (celles de 1962, 1971, 1991, 2000et 2012) avaient pour objectif principal, la mise en place d’un système éducatif fondé sur les va leurs culturelles du pays et ouvert aux valeurs universelles». Avant de souligner que «depuis 2012, de nouvelles réformes structurantes s’opèrent et pour la période 2013- 2025, le Gouvernement du Séné gal a formulé une nouvelle Lettre de Politique sectorielle générale (LPSG) pour le secteur de l’Education et la Formation opérationnalisée par le Programme d’amélioration de la dualité, de l’équité et de la transparence (PA QUET-EF)». Lequel programme, «mis à jour (2018-2030) prend en considération de nouvelles orientations notamment celles liées aux engagements internationaux (l’Objectif de développement durable 4, l’Agenda 2063 de l’Union africaine) et nationaux (Plan Sénégal émergent, acte III de la dé centralisation) auxquels le Sénégal a souscrit.

Ainsi, il met l’accent, entre autres, sur la ré forme des programmes et la clarification de leurs liens avec les problématiques de la vie courante. De nouvelles logiques d’apprentissage et de développement compétences sont en cours».
A titre illustratif, le communiqué du ministère de l’éducation nationale cite «les changements climatiques, l’éducation aux va leurs et l’intégration du numérique».

Il est également prévu «de prendre en compte l’Histoire générale du Sénégal, les figures emblématiques du pays et les contributions d’universitaires tels que celles de Cheikh Anta Diop dans les programmes scolaires», souligne le document. Non sans préciser que «la révision des pro grammes scolaires s’inscrit néces sairement dans un contexte curriculaire plus large convo quant les relations enseignant(e)s/apprenant(e)s, les horaires, les méthodes et dé marches d’enseignement, les ma nuels, les évaluations, la formation des enseignant(e)s, les infrastructures et équipements… Autant d’orientations et d’innova tions qui justifient la révision des curricula dans le sens d’un conti nuum préscolaire, élémentaire, moyen et secondaire. S’adossant aux politiques publiques en ma tière d’éducation, elle nécessite un regard critique permettant d’éta blir un diagnostic clair».

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