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POURSUIVI POUR VIOL SUR SA DOMESTIQUE Son procès renvoyé au 15 mars, Sitor Ndour raconte son séjour carcéral difficile

Les rigueurs carcérales s’abattent sur l’ancien Directeur du Centre des Œuvres Universitaires de Dakar (Coud). Sitor Ndour, en détention prison pour les faits de viol sur sa domestique, souffre derrière les barreaux. C’est lui-même qui l’a dit, hier, après le renvoi de son procès au 15 mars prochain sur la demande de la mère de la victime qui souhaite commettre un avocat. « Je croyais qu’aujourd’hui j’allais voir le bout du tunnel. En prison, les conditions sont très difficiles. Je suis malade.

Un report assez long ne m’agrée pas c’est pourquoi je sollicite un renvoi à une date non lointaine », a déclaré Sitor Ndour. Le pool d’avocats qu’il a commis introduit, sans succès, une demande de mise liberté provisoire. « Je veux que l’affaire soit retenue. C’est un complot qu’on va démonter. Cet homme a beaucoup souffert », a soutenu Me Diouf, estimant que son client mérite d’obtenir une mise en liberté provisoire. Parce que, explique-t-il : « c’est homme d’honneur, on l’arrête sur accusation d’une fillette manipulée ».

Mieux, poursuit-il : « si vous lisez le dossier, vous verrez qu’il n’y a rien. Il a subi un lynchage médiatique. Rien n’atteste, rien ne démontre le viol, un dossier vide aucune charge. Malgré tout, on le prend en otage. Pendant ce temps, d’autres personnes qui ont commis des crimes plus graves circulent librement ». Pour sa part, Me François Senghor ajoute que l’accusé est régulièrement domicilié. « C’est un homme qui a occupé de hautes fonctions dans ce pays.

Il est présumé innocent. Il s’agit d’un viol sans certificat médical », dit-il. Prenant la parole, Me Baboucar Cissé soutient qu’il défend l’accusé gratuitement et par amitié. « On a été camarade de promotion avec Macky Sall. La mise en liberté provisoire de mon client s’impose. Le dossier est vide et les certificats médicaux disculpent notre client », dit-il. Avant d’ajouter : « Parce qu’on a peur de Ousmane Sonko, on le prend en otage.

Il faut le mettre en liberté. Il est régulièrement domicilié, il n’a pas l’intention de se soustraire à l’action de la justice ». Le parquet s’est opposé à la requête introduite par la défense en soutenant que les faits reprochés à l’accusé sont assez grave. La chambre criminelle a rejeté la demande formulée par les avocats pour risque de troubles à l’ordre public et a confirmé la date du renvoi au 15 mars.

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