Une délégation de la plate forme «Jàmm à Gën 3ème mandat», composée de Mamadou Mbodj, Souleymane Gueye et autres, a été chez le président du mouvement Agir, Thierno Bocoum. Une visite qui rentre, d’après le coordonnateur de Y’en marre, dans le cadre de la série de rencontres prévues par la plateforme avec tous les acteurs de la vie politico-sociale la mise sur pied d’un large front des forces vives contre la 3e candidature du président Macky Sall.
«Comme annoncé, nous entamons aujourd’hui une série de rencontres avec les organisations politiques. Si vous vous rappelez bien quand la plate forme est mise sur pied, par des organisations de la société, sur cette question aussi importante que cette troisième candidature du président Macky Sall, nous avions dit que la cause transcendait les appartenances», a réagi Aliou Sané sur Iradio, hier.
Poursuivant, le coordonnateur de Y’en a marre, non moins membre de la plateforme Jamm à Gën 3e mandat d’ajouter : «Nous avions entamé à l’époque une série de rencontres avec la société civile d’abord, les mouvements citoyens, les activistes et ensuite les syndicats. Et au jourd’hui, nous en sommes à l’étape où il faut aussi rencontrer les organisations poli tiques pour arriver à bâtir une entité, une dynamique des forces vives aussi, voire plus grande que le M23 de 2011».
A l’en croire, «la plupart de ces organisations politiques n’ont pas attendu qu’on vienne à eux pour qu’ils commencent à donner leur point de vue sur une troisième candidature du président Macky Sall. Donc, c’est des organisations qui sont déjà à pied d’œuvre».
Aliou Sané de relever, en outre, qu’«aujourd’hui, nous pensons qu’il est important que tout le monde se retrouve autour de quelque chose de très fort pour qu’on puisse agir ensemble pour préserver la paix et la stabilité de ce pays». A la question de savoir si la plateforme prévoirait de rencontrer le chef de l’Etat lui même, il rétorque : «On n’est pas fermé à cela.
S’il faut le rencontrer pour lui dire les yeux dans les yeux monsieur le président, vous n’avez pas intérêt à plonger ce pays dans une instabilité. Vous n’avez pas le droit de donner un coup de grâce à la démocratie sénégalaise, qui est assez piétinée depuis que vous êtes là. Vous n’avez pas le droit de faire re culer le Sénégal, de onze ans derrière pour une question de candidature pour laquelle vous-même, vous vous êtes battu contre le régime d’Abdoulaye Wade», a-t-il laissé entendre.