PRIVES D’EAU DEPUIS PLUS DE 7 ANS Les populations de Fiméla et des iles du Saloum montent encore au créneau
Après l’annulation de la réunion d’information et de sensibilisation axée qu’il avait prévu initialement, le collectif pour la défense du patrimoine (CDP) basé dans l’arrondissement de Fiméla, a organisé dimanche dernier, une conférence de presse pour dénoncer avec sa dernière énergie l’injustice que subissent les populations riveraines. Le collectif continue d’interpeller les autorités compétentes pour l’étanchement de la soif des populations.
« Nous, habitants des communes de Fimela, Diofior, Djilass, Loul Séssène, Palmarin et les îles du Saloum avons soif. 7 ans sans eau dans un pays normal est juste inadmissible et incompréhensible. Trouvez-nous une solution définitive à ce problème. L’eau est une source de vie. Sans eau pas de vie », a dit Edouard Ndigue Ndong, président dudit collectif qui s’exprimait devant les journalistes.
Ce dernier renseigne même que le Collectif de Défense du Patrimoine avait prévu au départ d’organiser un grand rassemblement le samedi 8 juin dernier à L’Ile de Mar Lotj (Île du Saloum) afin de dénoncer l’occupation anarchique, la privatisation du littoral, l’accès à l’eau, le bradage des terres entre autres. Les « médias étaient même de la partie” et tout le monde était invité pour venir soutenir la “protection du patrimoine et l’équité territoriale », a-t-il confié. Malheureusement, regrette-t-il, la rencontre de Mar Lotj n’a pas eu lieu. « Les autorités locales de l’arrondissement de Fimela ont pu, par des subterfuges et des intimidations et pressions terribles faire plier le chef de village de Mar et certains des représentants du CDP sur place au point où ils ont annulé la rencontre pour faute d’autorisation ».
Une situation que déplore M. Ndong qui dénonce le traitement des autorités de Fiméla « On ne devrait pas demander d’autorisation car le droit de se rassembler est consacré par la constitution et l’autorité locale a le devoir de l’encadrer. À la place de la demande d’autorisation c’est une lettre d’information de se rassembler qui doit être envoyée. Ce n’est pas nouveau et c’est toujours la même réaction de ces autorités de Fimela. C’est dommage que malgré le changement de régime qu’il y a encore ces réminiscences et ces résistances d’une autre époque, et un refus d’épouser la vague de changement », s’indigne-t-il.
Le Collectif pour la défense du patrimoine souligne entre autres, revendications la protection du patrimoine, le littoral pour tous, l’accès à l’eau potable et à l’électricité et l’occupation anarchique du domaine public maritime pour l’autonomisation des populations et reste plus que déterminer à accentuer son combat afin de satisfaire les intérêts des populations.
Ndeye Ami Sarr, correspondante à Fatick