Suite aux multiples questions du député de l’APR, Abdou Mbow, le ministre des Finances et du Budget a apporté des réponses permettant de clore définitivement le débat autour de la problématique de la dette dite « cachée». « Il y’a beaucoup de confusion sur ce que vous dites.
Nous sommes dans un exercice sérieux et républicain. Nous avons fait la situation détaillée sur la dette que nous avons trouvé. Il nous faut faire face à nos engagements, tout le reste n’est que dilatoire », a indiqué M. Diba, avec une courtoisie qui force le respect.
Le ministre des Finances a défendu avec brio et fait voter le budget de son département. Le projet de budget 2026 du Ministère des Finances et du Budget s’établit à 681,762 milliards de FCFA en autorisations d’engagement (AE) et à 676,351 milliards de FCFA en crédits de paiement (CP). Présenté devant la représentation nationale, ce budget traduit les priorités de l’État en matière de gouvernance financière, de mobilisation des ressources internes, de gestion de la dette, de fiscalité et de soutien aux équilibres macroéconomiques.
La dette du seul État central demeure fixée à 119 % du PIB, tandis que l’écart de 13 points supplémentaires correspond à des engagements additionnels, notamment liés à certaines entités publiques et mécanismes de financement indirects. La mise en lumière de ce niveau réel d’endettement a eu un effet direct sur la dégradation de la note souveraine du Sénégal. Une évolution que le Gouvernement attribue non pas à une détérioration soudaine des fondamentaux économiques, mais à une correction de l’information financière désormais rendue publique.
Cette situation a entraîné une hausse du coût du financement sur les marchés internationaux et renforcé la prudence des investisseurs, dans un contexte déjà marqué par des tensions sur les finances publiques.