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PROGRAMATION RAPIDE DU PROCE EN APPEL

Bassirou Diomaye Faye décrie la clochardisation de la justice

La rapidité de l’enrôlement du procès en appel opposant Ousmane Sonko à Mame Mbaye Niang suscite moult interrogations. Au point que le président du mouvement national des cadres patriotes doute de l’indépendance de la justice. Pis, pense-t-il, celle-ci est instrumentalisée voire clo chardisée.

«En d’autres termes, ils ont décidé de lui dénier le droit de faire appel d’une décision le condamnant et de reconnaître ce même droit à la partie ad verse composée de Mame Mbaye Niang et du procureur qui, du reste, demeure un intrus dans cette procédure. C’est un procès contre l’éligibilité du président Ousmane Sonko.

Ni plus ni moins. Et dans cette perspective, l’urgence et la précipitation notées rendent compte d’une volonté de livrer commande, hic et nunc, au prince dont le regard hésitant est figé sur l’échéance du 25 février 2024», indique Bassirou Diomaye Faye.

Qui demeure convaincu que «certains magistrats, une infime minorité, se sont donné comme mission d’égorger, de dépecer et de servir de la viande fraîche d’opposants politiques au président Macky Sall pour qu’il décide, selon ses manies et ses phobies, à quelle sauce il voudrait les manger».

Une attitude jugée «dommageable à la compétition politique démocratique et inclusive et à la paix civile au Sénégal doit cesser». En tout état de cause, martèle Bassirou Diomaye Faye, «force restera à la vérité et au peuple, s’il ne veut être soumis, par la force, pendant des décennies et des décennies».

Ousmane Sonko avait jusqu’au 29 avril 2023 pour interjeter appel, d’après le patron des cadres patriotes. Et bien que ce délai soit toujours en cours, dira-t-il, des magistrats ont décidé de juger le leader du Pastef avant l’expiration du délai. Faisant fi de ce que la loi lui permet.

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