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Projets pétroliers et gaziers : Les mises à jour de Antoine Félix Diome

Projets pétroliers et gaziers : Les mises à jour de Antoine Félix Diome

Ce lundi 4 mars, le ministère de l’énergie a organisé un dîner pour la presse nationale. Cette initiative visait à mettre en lumière les actualités et les projets en cours dans le secteur de l’énergie et des hydrocarbures au Sénégal.

Depuis la découverte de richesses fossiles au Sénégal, les récits et les commentaires fusent de partout. Une déferlante d’opinions qui demande souvent des clarifications de la part des autorités compétentes pour trier le bon grain de l’ivraie. Souvent comparé à une grande muette, en raison de ses rares prises de parole, le ministère du pétrole et de l’énergie, dirigé par Antoine Félix Diome, semble vouloir changer cette perception. Dans cette quête, le ministre et son équipe ont invité les  journalistes à se joindre à eux pour un dîner. Ce moment, partagé dans un restaurant perché sur des pilotis, se voulait avant tout chaleureux. Sans filtre, le ministre a abordé les questions de l’heure de son département en se prêtant à un jeu de questions-réponses avec les journalistes.

Il convient de préciser que le Sénégal se démarque par la présence de trois projets d’envergure dans les domaines du pétrole et du gaz : Grand-Tortue Ahmeyim (GTA), Sangomar et Yakaar-Teranga. Quant au projet conjoint entre le Sénégal et la Mauritanie, GTA, Antoine Félix Diome a révélé que son taux d’exécution atteint près de 92% à ce jour. Le projet GTA actuel s’articule autour de diverses composantes : des puits offshore de gaz et de condensats, enfoncés à 2850 mètres de profondeur, un navire FPSO pour le prétraitement, ainsi qu’un gazoduc sous-marin qui aboutit à un terminal de liquéfaction, situé à 10 km des côtes.

Un First-gas prévu au 3e trimestre ou au début du 4e trimestre

Le ministre a affirmé que l’avancement moyen de l’ensemble de ces composantes s’établit à 92,5%. « La seule composante qui était en situation critique concerne le FPSO (Unité flottante de production, de stockage et de déchargement). Il est en phase de réparation et presque achevé à Tenerife (Espagne) selon les dernières informations dont nous disposons. Il devrait rejoindre le champ prochainement », a-t-il précisé. Pour Antoine Félix Diome, ces indicateurs préfigurent le baptême gazier sénégalais, attendu au troisième trimestre voire au début du quatrième trimestre de l’année 2024 pour le projet GTA.

Par la suite, Antoine Félix Diome a abordé l’autre initiative gazière du pays, Yaakar-Teranga. Ce projet a connu une réorganisation légère à la suite de la séparation à l’amiable avec BP. Désormais, Kosmos Energy détient 90% de participation. Le ministre a souligné : « Avec Kosmos, nous sommes très avancés dans les discussions pour définir de nouveaux concepts conformément aux instructions du président de la République : deux axes, le gas-to-power et le gas-to-industry. À terme, l’exploitation de ces ressources permettra d’améliorer de manière significative les conditions de vie de nos populations ».

L’or noir à flot entre mai et juillet 2024

Le panorama des grands chantiers s’est conclu avec le projet pétrolier Sangomar, qui, selon l’autorité, affiche un taux d’exécution de 95%. Pour mémoire, le FPSO Léopold Sédar Senghor a accosté sur ce site le 10 février 2024. « Les travaux progressent de manière significative, les tubes d’amarrage ont été posés avec succès, la mise en tension du réseau est parfaitement réalisée, et nous attendons avec impatience le premier baril de pétrole entre mai et juillet de cette année », renseigne le ministre.

Le 1er mars 2024, le Sénégal a intégré le prestigieux Forum des pays exportateurs de gaz (GECF) en qualité de pays observateur. Cette décision, fruit d’un accord unanime entre les 19 pays membres, a été chaleureusement saluée, à l’instar du chef de l’État, par le ministre du Pétrole et des Énergies. Selon ses dires, cette adhésion revêt une importance capitale : « Elle permettra, dans un compagnonnage fructueux, de s’apporter mutuellement de l’assistance ». À travers cette démarche, le Sénégal aspire à tirer profit des expériences des différents membres pour mieux exploiter ses ressources et éviter d’être victime de la malédiction des ressources naturelles.

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