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RECOMPOSITION DE LA SOCIETE SENEGALAISE : La journaliste Jacqueline Fatima Bocoum suggère le « ndeub national »

La journaliste Jacqueline Fatima Bocoum était l’invitée de l’émission Objection sur Sud Fm, ce dimanche 23 juin. Elle s’est prononcée les problèmes qui secouent la société sénégalaise et proposent des remèdes qui s’imposent face cette problématique. La journaliste a évoqué une société malade et invite les sénégalais à une prise de conscience et de responsabilité pour relever le défi auquel la société sénégalaise est confrontée. Elle notamment évoqué la montée en puissance des réseaux sociaux qui grappillent du terrain et plombent les médias traditionnels.

« La société sénégalaise est malade », lance la journaliste Jacqueline Fatima Bocoum dans l’émission Objection de ce dimanche. Une dame très suivie sur les réseaux sociaux. La spécialiste en communication n’a pas du tout apprécié certains comportements dont bon nombre de sénégalais ne cessent d’adopter. Ce qui donne une autre image du pays. Pour elle il faut impérativement que l’on revienne sur la fameuse phrase du psychologue Serigne Mor Mbaye qui nous parlait de “ndeub national”. « Ça fait trente années qu’il nous parle de ndeub national pour le Sénégal. Et c’est un déni de nos limites objectives qui fait que même si c’est un multi peau très réussi au niveau des ethnies et des religions qui se rencontrent. Mais à côté de ça nous avons les défauts de nos qualités », a-t-elle évoqué.

Poursuivant, Jacqueline Fatima Bocoum estime qu’on y retrouve même dans le champ politique au Sénégal. « La manière de faire la politique au Sénégal a pris une autre tournure depuis quelques temps. Ainsi la société sénégalaise se fragilise de jour en jour », citant l’exemple de la mutinerie qui a récemment frappé le contre de détention et de correction Campenal de Liberté 6.

Pour la journaliste « tous les secteurs méritent dorénavant une réflexion ». Elle souligne que le « Sénégal a beaucoup passé son temps en politique et maintenant c’est le temps de la recomposition de cette société au-delà de la politique ».

Face à la montée en puissance des réseaux sociaux qui grappillent du terrain, les médias traditionnels sénégalais semblent avoir du plomb dans l’aile. Et la récente chicaya autour de la dette fiscale de la presse n’est que l’arbre qui cache la forêt des problèmes auxquels les médias dits traditionnels sénégalais sont confrontés. Sommes-nous à l’heure de la crise des médias traditionnels ? Jacqueline Fatima Bocoum répond par l’affirmative. La journaliste, très présente sur la twittosphère, invite ses confrères à s’adapter à ces nouvelles mutations. « Moi qui me suis adaptée rapidement aux nouveaux médias, je pense qu’aujourd’hui même, dans les campagnes de communication des structures, c’est 80-20 %. On met plus de budgets sur les réseaux que sur les médias traditionnels. C’est vrai que la cible qui intéresse vraiment les gens, que ce soit la cible commerciale ou la cible de gouvernance, c’est du 18, 35, 40 ans. Et quoi qu’on puisse dire, ils sont plus dans les réseaux », constate-t-elle.

 

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