REVENDICATIONS SOCIALES ET CRISE FINANCIÈRE AU SÉNÉGAL LE GOUVERNEMENT À LA RECHERCHE DE L’EQUILIBRE
Le 5 mars, le Président de la République, Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, a présidé la réunion hebdomadaire du Conseil des Ministres, tenue au Palais de la République. Un moment clé pour faire le point sur les actions du gouvernement et les défis socio-économiques du pays.
Appel à l’unité nationale et interreligieuse
Lors de cette rencontre, le Chef de l’État a commencé par adresser ses chaleureuses félicitations à la communauté chrétienne à l’occasion du mercredi des Cendres, marquant le début du Carême. Il a également salué la coïncidence du Carême et du Ramadan, soulignant l’exemplarité du dialogue interreligieux et la coexistence pacifique entre les différentes confessions religieuses du Sénégal. Un message fort d’unité dans un Sénégal pluriel, déterminé à renforcer la paix et la concorde nationale.
Un dialogue social constructif
Dans un contexte de tensions sociales croissantes, le gouvernement a lancé une initiative majeure en organisant une rencontre avec les centrales syndicales, le patronat et d’autres forces vives de la nation, le 27 février dernier. Cette rencontre a permis de débattre de la situation économique, financière et sociale du pays tout en identifiant les contraintes budgétaires et les limites de l’État face aux demandes formulées. Le Président de la République a exprimé sa reconnaissance envers le Premier ministre et l’ensemble des participants pour avoir mené ces discussions dans un climat de transparence et de respect mutuel.
L’objectif du gouvernement reste clair : trouver un équilibre entre les revendications sociales et la réalité budgétaire du pays. Dans cette optique, un calendrier de négociations a été fixé, visant à aboutir, le 1er mai 2025, à la signature d’un pacte de stabilité sociale, qui s’étendra de 2025 à 2029.
L’accent sur les femmes et l’autonomisation
Le Président de la République a également marqué son soutien aux femmes du Sénégal en saluant leur rôle central dans le développement économique et social du pays, à l’approche de la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars. L’éducation des filles et le financement de l’entrepreneuriat féminin restent des priorités de son mandat. Un projet de loi sur l’autonomisation économique des femmes sera finalisé dans les prochaines semaines pour soutenir cette dynamique.
Le Chef de l’État a également appelé à l’élargissement du recensement des organisations féminines et à une meilleure allocation des ressources pour le financement des activités économiques des femmes, dans le but de renforcer l’économie sociale et solidaire à travers tout le pays.
Relance de la pêche artisanale et autres priorités sectorielles
Autre secteur stratégique pour l’économie sénégalaise, la pêche artisanale a été abordée avec une volonté de relance. Le gouvernement prévoit d’engager des concertations avec les acteurs de ce sous-secteur vital pour améliorer ses performances et surmonter les difficultés rencontrées ces dernières années.
Le Premier ministre a également informé le Conseil des mesures en cours pour répondre aux préoccupations urgentes en matière d’équité salariale, de logement social, et de relance des infrastructures économiques. La nécessité d’une révision des engagements financiers de l’État vis-à-vis des entreprises a également été soulignée, avec des mesures à mettre en place dans les mois à venir.
Des mesures de gouvernance renforcées
Dans un contexte de réformes administratives, plusieurs décisions ont été prises en matière de nominations au sein des ministères, notamment celui des Pêches, des Affaires étrangères et de l’Enseignement supérieur. Ces changements visent à renforcer l’efficacité des institutions et à répondre aux défis de gouvernance auxquels le pays est confronté.
Dans un message de clôture, le Premier ministre a rappelé la nécessité d’un engagement patriotique collectif pour surmonter les défis économiques hérités des régimes précédents. Il a souligné que la mise en œuvre du Pacte de stabilité sociale sera déterminante pour la stabilité du pays et pour son redressement économique.
Le Conseil des ministres du 5 mars 2025 a donc posé les bases d’un Sénégal plus uni, plus fort, où le dialogue et la solidarité sociale seront au cœur des actions gouvernementales. Un processus complexe, mais essentiel pour bâtir une société plus juste et prospère, dans le respect des valeurs démocratiques et de l’intérêt général.