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SACCAGE DES MAISONS DE LEADERS POLITIQUES ET DU POUVOIR Antoine Félix Diome dénonce et annonce l’arrestation de plusieurs meneurs…

Le ministre de l’Intérieur déplore les attaques dirigées avant-hier contre les édifices publics et privés et des mai sons de certains leaders de la majorité présidentielle et du pouvoir. Le ministre estime que l’intégrité des personnes et des biens ne doit souffrir d’aucune atteinte. Après avoir déploré les atteintes qui ont été portées aux biens et à l’intégrité physique de certaines personnes, il appelle au calme et à la sérénité mais, prévient il : « force restera à la loi et que l’Etat prendra toutes ses dispositions pour faire face à toutes manœuvres subversives ou toute action de nature à com promettre la sécurité publique ».

De l’avis du ministre de l’Intérieur, ces manifestations ont été menées par de petits groupes qui se déplaçaient pour la plupart sur des motocyclettes, visant les domiciles de certains membres du Gouvernement et des membres de la majorité présidentielle et de l’opposition. « Je voudrais m’arrêter sur ce point précis pour dire que dans un Etat de droit, il ne saurait y avoir de place à la forme d’une justice privée. Il y a des instances qui sont habilitées, police, gendarmerie et les tribunaux pour trancher les litiges qui opposent les citoyens ou les étrangers qui vivent dans le pays.

Alors si nous n’y prenons garde, il faudrait éviter que par des formes de vengeance personnelle ou par des formes de ripostes, on en arrive à des at taques privées. Ce que je voudrais rappeler c’est que depuis 2021, il y a une forte tendance, à chaque fois qu’il y a des manifestations, à ce qu’on dise aller attaquer tel domicile ou tel édifice. Cela ne pourrait être toléré dans un Etat de droit », a expliqué Antoine Félix Diome. Avant d’ajouter : « mais de la même manière également ça ne saurait être toléré dans un Etat de droit que des personnes se lèvent pour se faire justice eux-mêmes. Le prix de la paix civile est à ce niveau. Dans un pays comme le nôtre où nous avons une très longue tradition démocratique, les citoyens, que ce soit opposition ou majorité, lorsqu’ils ont des prétentions à faire va loir, ou lorsqu’ils estiment qu’ils ont été quelque part victime d’atteinte illégale, ils doivent les porter à l’attention des autorités habilitées.

Autant je condamne avec la dernière énergie l’appel à l’insurrection et à la violence dirigé contre les édifices publics et privés et des personnalités du Gouvernement, autant je condamne avec la dernière énergie les attaques dirigées contre les membres de l’opposition et de leurs domiciles ». Interpellé sur le blocus imposé par les forces de défenses et de sécurité à la cité Keur Girgui, Antoine Diome rétorque : « Quand quelqu’un se lève pour appeler de façon récurrente à la violence, à la manifestation et sous le prétexte d’une conception creuse de ce qu’on appelle la résistance, il est du devoir et de l’obligation de l’Etat de prendre toutes ses dispositions dans les deux piliers qui fondent le maintien de l’ordre que sont la prévention et la répression.

Si l’Etat doit prendre des mesures pour empêcher des rassemblements ou empêcher que des troubles graves soient portés à l’ordre public, l’Etat n’hésitera pas et tous les moyens qui seront nécessaires pour y parvenir seront pris ».

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