Réunis vendredi à Dakar, les autorités sanitaires sénégalaises et leurs partenaires techniques et financiers ont réaffirmé leur volonté de mieux coordonner les interventions en faveur de la santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile, des adolescents et de la nutrition (SRMNIA-N).
L’objectif est d’améliorer l’efficacité des investissements et d’accélérer les progrès face à des défis persistants, notamment la mortalité maternelle, la malnutrition et les inégalités d’accès aux soins. Le Sénégal veut donner un nouvel élan à sa politique de santé maternelle et infantile.
À l’occasion de la réunion du comité de pilotage et de coordination des interventions en santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile, des adolescents et de la nutrition (SRMNIA-N), tenue vendredi à Dakar, les autorités sanitaires et leurs partenaires techniques et financiers ont insisté sur la nécessité d’une meilleure coordination des actions afin d’améliorer les résultats au profit des populations.
Présidant les travaux, le secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, Leroux Dramé, a rappelé que les investissements consentis par l’État et les partenaires ne pourront produire tous leurs effets qu’à travers une intégration plus efficace des interventions et un suivi rigoureux des actions destinées aux femmes, aux nouveau-nés, aux enfants et aux adolescents.
Le programme Nantangue 2030 sur les rails
La rencontre a également permis de présenter la nouvelle stratégie 2026-2030 du Global Financing Facility (GFF), élaborée avec la contribution active du Sénégal. Cette feuille de route vise à garantir un meilleur accès aux services essentiels de santé et de nutrition tout en renforçant la résilience du système sanitaire.
Les participants ont également été informés des grandes orientations du programme Nantangue 2030, une initiative stratégique qui mobilisera 135 millions de dollars américains, dont 100 millions de dollars sous forme de crédits et 35 millions de dollars en dons. Ce financement servira à renforcer durablement les services de santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile, adolescente et de nutrition, avec une approche fondée sur les résultats.
À cette occasion, Leroux Dramé a exhorté les membres du comité à faire en sorte que les recommandations formulées débouchent sur des actions concrètes et mesurables en faveur des populations.
Aïssatou SOW