Sécurité publique à Sangalkam : le député Youngare Dione interpelle le ministre de l’Intérieur sur les moyens et les promesses
Lors du débat sur le budget du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, le député Youngare Dione est monté au créneau pour dénoncer le déficit criant en moyens de sécurité dans l’arrondissement de Sangalkam. Il a réclamé avec insistance la concrétisation d’un commissariat central à Tivaoune Peulh et alerté sur la vulnérabilité des populations face aux délais d’intervention des secours.
L’hémicycle a été le théâtre d’une interpellation directe et chiffrée. Le député Youngare Dione a saisi l’examen du budget du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique pour tirer la sonnette d’alarme sur la situation sécuritaire dans sa circonscription, l’arrondissement de Sangalkam.
Le parlementaire a d’abord pointé un déséquilibre flagrant entre les besoins et les ressources. « La commune de Tivaoune Niangue dans l’arrondissement de Sangalkam fait 154 000 habitants et dispose d’une brigade de gendarmerie avec seulement 10 éléments et des moyens restreints, alors qu’elle couvre une assiette importante », a-t-il déclaré. Une situation qui, selon lui, met en péril la sécurité de base des administrés.
Son intervention s’est ensuite concentrée sur une promesse non tenue et une attente vive des populations. Il a relevé que le projet de budget prévoyait un commissariat central à l’APIX (l’Agence nationale chargée de la promotion de l’investissement et des grands travaux) au niveau de Tivaoune Peulh. « Or on sait que la gendarmerie n’est pas dans vos compétences, nous les habitants de Sangalkam, on croit en vous pour la réalisation d’un commissariat central qu’on réclame depuis 4 ans », a-t-il lancé au ministre. Pour étayer l’urgence de cette demande, Yougane Dione a avancé un argument de poids : « Tivaoune Peulh en moins de 7 mois, on a fait 200 arrestations. » Un chiffre qui témoigne, selon lui, d’une activité criminelle nécessitant une présence policière permanente et structurée. « Aidez-nous à réaliser cette revendication car en tant qu’habitant vous faites la fierté de cette commune », a-t-il plaidé, en appelant à la responsabilité du ministre.
Au-delà de la sécurité civile, le député a aussi soulevé le grave problème de la sécurité des personnes et des biens face aux incendies ou autres sinistres. « Dans l’arrondissement de Sangalkam dans sa globalité, quand on veut l’intervention du sapeur-pompier, d’habitude on appelle celui qui se trouve à Rufisque et cela fait 2h de temps à cause des embouteillages », a-t-il déploré. Un délai inacceptable en cas d’urgence vitale, justifiant sa demande pressante de voir installer une caserne de sapeurs-pompiers sur place.
Enfin, élargissant son propos à une question nationale, Youngare Dione a interrogé le ministre sur sa « politique pour les agents de sécurité privée ». Cette interrogation vise à clarifier la place et le cadre réglementaire de ce secteur en pleine expansion, qui joue un rôle de plus en plus important dans le paysage global de la sécurité.
Aziz WATT