Depuis quelques moments les Dakarois vivent dans la peur, des séries d’agressions, des meurtres à ne pas finir tordent l’esprit des sénégalais. L’insécurité qui prend de l’empereur et les personnes craignent de jours en jours sur leur sécurité. A Medina, les habitants sont dans le désarroi total avec ce sujet de meurtres qui gangrènent la société actuellement. Personne n’ose sortir à certaines heures et personne ne sait plus qui faire confiance. Pour plus de sécurité, ces populations demandent à l’Etat du Sénégal à travers son « Jub Jubal Jubanti » de faire une révision de la constitution afin d’instaurer la peine de mort au Sénégal.
Nous sommes dans la rue 31 angle 8 de la Medina, ici le sujet qui occupe les débats actuellement est le cas des meurtres constatés ces derniers jours dans la capitale. Baye Ibra trouvait dans son atelier de menuiserie, un marteau à la main en train d’effectuer son travail nous explique comment cette situation le dépasse carrément. « Vraiment on vit dans la peur depuis un moment on s’est plus où nous sommes le pays est dans le KO total. Je suis père de famille et à chaque fois que je sors de ma maison, je ne sais pas si je vais revenir ou pas et je suis inquiet également pour mes proches, mes enfants aussi », nous dit-il ces yeux fixés sur le morceau de tapis qu’il est en train de refaire.
Non loin de lui se trouve Moussa, un gérant d’atelier de bijouterie « Thiam » comme on le surnomme est dans la même situation que son voisin de rue. Il nous explique qu’il ne reconnaît plus le Sénégal. Il indique « l’insécurité qui règne de plus en plus dans le pays est alarmante donc le gouvernement de Bassirou Diomaye Faye doit prendre toutes les mesures nécessaires pour faire face à cela ». Il a par ailleurs pointé du doigt la responsabilité des parents. « Les parents n’éduquent plus leurs enfants c’est les réseaux sociaux qui fait ce travail et c’est pour cela les jeunes sont devenus très dangereux et indisciplinés. Ils croient que de l’argent et font tout pour l’avoir par n’importe quel moyen jusqu’à même arriver à tuer et c’est catastrophique et des fois c’est tes proches même qui te fait la peau », regrette-t-il.
Habib Fall de son côté, a invité les sénégalais à être plus vigilant sur leurs entourages, déplorant ce qui s’est passé à Pikine Technopole avec la mort du danseur Aziz Dabala et son compagnon Wally. Ainsi il souligne que l’Etat du Sénégal à travers son « Jub Jubal Jubanti » doit se pencher sur la restauration de la peine de mort au Sénégal pour lutter contre ce fléau.