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Serigne Mboup plaide pour une digitalisation du secteur

MESURES CONTRE L’INSECURITE ROUTIERE

Il n’y a pas trente-six solutions pour lutter contre l’insécurité routière. Le maire de Kaolack, qui juge les 22 mesures du gouvernement impertinentes, invite l’Etat à insister sur le facteur humain. Serigne Mboup, l’a fait savoir à l’émission «Jury du dimanche» sur iRadio, hier, préconise la modernisation du secteur du transport impliquant sa digitalisation.

L’accident mortel de Sikilo, qui a fait 42 morts, peut être le déclic pour revoir tout le système du transport routier. D’après le Pdg du groupe Comptoir commercial Bara Mboup (Ccbm), il faut revisiter l’écosystème et instaurer un environnement permettant au «chauffeur» de ne s’occuper que du volant, tout en veillant à ce que ce dernier ne soit pas surexploité.

«C’est la digitalisation qui va régler le problème des vieilles carcasses. La machine pourra indiquer si un véhicule peut encore rouler ou non afin qu’on ne fasse pas circuler n’importe quelle voiture. C’est aussi simple que cela», recommande Serigne Mboup. Le maire de Kaolack d’argumenter le fond de sa pensée: «On pourra tout contrôler avec l’aide d’un boîtier. Le policier contrôle si vous n’avez pas dépassé la limitation de vitesse, si vous avez la visite technique, entre autres infractions. Tout ça peut être réglé automatiquement. Avant de parler de modernisation, il faut organiser le secteur. C’est primordial. Le transport ne doit pas être dans l’informel. Mais, il doit être géré par des structures organisées, parce que c’est un secteur très rentable».

Parmi les bonnes pratiques, le président de l’Union nationale des chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture du Sénégal a cité l’exemple d’un pays voisin. «Même le Mali a réglé ce problème avec des sociétés de transport moderne. Il y en a au Sénégal mais la majorité travaille dans l’informel. Avec la digitalisation, on pourra tout contrôler avec l’aide d’un boîtier. Le policier contrôle si vous n’avez pas dépassé la limitation de vitesse, si vous avez la visite technique, entre autres infractions. Tout ça peut être réglé automatiquement», a-t-il insisté. D’ailleurs, estime-t-il, ce n’est même pas la peine d’interdire la circulation de 23 heures à 05 heures du matin des véhicules de transport interurbain. Dans la mesure où, persiste-t-il à dire, «le plus important, c’est de réglementer». Car, affirme Serigne Mboup, «l’accident de Sikilo pouvait se produire en plein jour». Dans le même sillage, il pense que le privé doit bénéficier de l’effort qui a été fourni pour Dakar Dem Dikk.

«Le privé doit bénéficier de l’effort qui a été fourni pour Dakar Dem Dikk. L’État peut gérer le train. Mais (pour le transport routier), Aftu avait fait quelque chose d’extraordinaire. Parce que si l’État investit dans le transport routier, il achète et subventionne. Est-ce normal, par exemple, de me dire ‘’va acheter du riz, commercialise et paie-moi des impôts’’ et, que l’État mette à côté une entreprise publique qui utilise les fonds publics. Vous l’avez vécu récemment dans les médias. L’État ne devrait pas faire ce qu’un privé peut faire. Il doit encadrer, installer les infrastructures, contrôler et surveiller. Il devrait y avoir plusieurs sociétés comme Aftu, tout comme Kaolack Dem Dikk, Matam Dem Dikk, etc», dixit Serigne Mboup.

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