Votre site d'informations généraliste

Sous le feu des questions des députés, le ministre Ibrahima Sy défend une enveloppe de 217 milliards FCFA pour la santé en 2026

Lors d’une séance plénière à l’Assemblée nationale ce jeudi, le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Ibrahima Sy, a présenté et défendu le budget de son département pour l’année 2026. Face aux préoccupations des parlementaires sur l’efficacité des dépenses, le ministre a détaillé une stratégie axée sur l’optimisation de l’existant, la recherche de financements externes et des réformes structurelles, le tout adossé à une enveloppe globale de 274,28 milliards FCFA en autorisations d’engagement.

Un budget structuré autour de trois programmes clés

Le projet de budget est articulé autour de trois programmes principaux, reflétant la feuille de route du ministère :

Pilotage et gouvernance (58,37 milliards FCFA) : Pour la digitalisation et l’administration.

Prévention et promotion de la santé (23,93 milliards FCFA) : Dédié aux programmes de vaccination et de surveillance épidémiologique.

Offre de soins de qualité (191,97 milliards FCFA) : Cœur du budget, il finance les infrastructures, l’équipement et vise à renforcer l’accès aux soins.

Les préoccupations parlementaires et la réponse du ministre

Les députés ont soulevé des défis persistants : l’insuffisance de personnel spécialisé, les difficultés d’accès en zone rurale, et la maintenance des équipements. En réponse, le ministre Sy a reconnu ces défis et insisté sur une stratégie de « l’investissement intelligent ».

Optimiser l’existant : Plutôt que de lancer de nouvelles constructions coûteuses, l’accent est mis sur la réhabilitation et l’équipement des structures actuelles pour améliorer la disponibilité des services.

Mobiliser des fonds externes : Une « Delivery Unit » composée d’experts internationaux a été créée pour développer des projets « structurés et matures » afin d’attirer des financements complémentaires des partenaires au développement.

Réformer la gouvernance : Le ministre a pointé des problèmes « d’organisation et de méthode ». Des réformes majeures sont en cours, comme l’élaboration d’une « caisse sanitaire » pour standardiser les équipements par niveau de soin, et la digitalisation pour améliorer la gestion et la transparence, notamment dans les hôpitaux.

Une ambition : construire un système résilient et accessible

Ce budget de 217,27 milliards FCFA en crédits de paiement s’inscrit dans la continuité de la transformation du système de santé engagée depuis l’année précédente. L’objectif affiché est de construire un système plus accessible, mieux équipé et technologiquement avancé, capable de répondre aux besoins de la population. Le succès de cette ambition dépendra de la capacité concrète à exécuter les réformes promises et à traduire les investissements en améliorations tangibles des soins sur tout le territoire.

Abdoul Aziz WATT

laissez un commentaire