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SUPERMARCHE A L’AIR LIBRE : Au banquet du périmé

En ce mois béni du rama dan, la vente de produits de consommation demeure une activité très florissante. Des boissons aux dattes en passant par le lait et les margarines, l’offre est devenue très intéressante sur les marchés, à la gare routière de Peter sen, sur l’avenue Blaise Diagne, à Difoncé (Crédit foncier)…

Dans ce business, la date de péremption des produits n’a pas une très grande importance et n’affecte en rien la bonne marche des affaires.

Le Gp fait le constat dans ces «supermarchés» des Goor-Gorlous.
Visibles sur les allées du Cré dit Foncier (Difoncé), tout comme à Sandignéry, les vendeurs de produits de consommation et autres charcuteries sont tous les étals en ce temps de jeûne.

Avec des offres di verses et variées, les jeûneurs qui n’ont pas les moyens de faire leurs achats dans les grandes surfaces trouveront dans ces endroit tout ce dont ils auront besoin pour assurer une bonne rupture ou un ndogou exquis. Lait, datte, boisson, saucisses, mayonnaise, beurre, chocolat, biscuits, bref il est très facile pour les populations de se rassasier sans beaucoup débourser.

LA DATE DE PÉREMPTION, CADET DES SOUCIS DES CLIENTS

Bien rangés, bien exposés sur des tables sous parasols, servant de «protection» contre le soleil, ces produits sont aussi constitués de détergents, avec des noms aussi bizarres les uns que les autres, de même que pour les aliments. En effet, les variétés de ces aliments sur prennent plus d’un et pousseront certains à se poser des questions sur leur provenance.

Car, ce n’est pas dans les boutiques et supermarchés que l’on retrouve ces genres de pro duits. D’où le doute. Chocolat, lait, beurre, fromage, saucisson, dattes, jambon toutes sortes de produits habituelle ment vendus en grandes sur faces se retrouvent sur ces supermarchés à l’air libre. Cependant, si l’on se fie aux confidences des vendeurs, leurs clients ne semblent pas se soucier de cela.

«A partir de 16 heures, les clients viennent en masse s’approvisionner ici. Les gens ont beau décrier cette marchandise, mais elle fait l’affaire de nombre de ménages», indique Sokhna Anta Faye, l’une des vendeuses qui a accepté de répondre à notre sollicitation.

En effet, ici il est très difficile de faire parler des acteurs de ce business. Très avares en parole, ils se détournent une fois qu’ils savent que leur interlocuteur est animé de raisons autres que le commerce. En sommes, seuls les clients sont les bienvenus. On a beau essayer de jouer aux acheteurs, mais ils se rendent compte très vite de la ruse.

Ce, parce que révèle Sokhna, un client normal ou habitué ne pose pas autant de questions. «Ils viennent, achètent et repartent. Ils ne demandent jamais notre lieu d’approvisionnement ou encore la date de péremption de la marchandise», affirme-t il. Une réticence qui renseigne sur le doute et le mystère qui entourent ce commerce. Ce qui, de l’avis de Madou Gueye, un autre commerçant, est dû à la mauvaise publicité ou de la perception que les populations ont de ce commerce. A l’en croire, si leur marchandise nourrit la controverse, c’est uniquement à cause de ces «contre-vérités. D’aucuns pensent que ce que nous vendons est périmé, mais c’est loin d’être le cas. On s’approvisionne au même endroit que les boutiquiers», a précisé Gueye.

A CONSOMMER AVANT 6 MOIS

Selon toujours ce dernier, leurs prix sont moins chers juste parce que le boutiquier paye des impôts, l’électricité et la location, alors qu’eux, ils ne donnent que la taxe quotidienne qui s’élève à 150 F Cfa. «C’est pourquoi, s’ils vendent un pot de lait concentré à 350 F Cfa, nous, nous le cédons à 250 F Cfa. De ce fait, le client dont les revenus ne sont pas élevés vient chez nous», a expliqué notre interlocuteur. Avant de jurer qu’aucun de ses produits n’est périmé.

Nous donnant, par la même occasion, le feu vert pour effectuer des vérifications sur les étiquettes et la date de péremption. » Mais force est de reconnaître que la plupart de sa marchandise ne sera plus consommable d’ici 6 mois au maximum.

Sabel SENE

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