TRAFIC DE CHANVRE INDIEN ET RÉSISTANCE FACE AUX LIMIERS: Il défend son frère contre les policiers et atterrit à la barre
A cause des bêtises de son petit frère dealer, O. Diamé, M. Diamé a été condamné à une peine de trois mois assortis du sursis. Poursuivi pour résistance et désobéissante envers des agents de la police, le sieur a comparu devant le tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye.
Revenant sur les faits, il déclare avoir entendu des bruits venant de la chambre de son petit frère alors qu’il était dans la sienne. Il s’est levé pour aller voir ce qui se passait. Et quelqu’un a crié ‘’c’est des agresseurs’’. Il a tenté d’entrer dans la chambre mais, la porte était fermée. Quand il a commencé à défoncer la porte, note- t-il, deux personnes sont entrées dans la maison pour lui montrer leur carte professionnelle de po-
lice. Ils étaient quatre et étaient en civil. A la barre, il ajoute
n’avoir pas opposé une résistance aux policiers afin qu’ils n’embarquent pas son frère.
Ce dernier, poursuivit pour offre et cession de drogue d’une
quantité de 23 cornets, a nié les faits en chargeant les policiers.
Selon lui, les policiers l’avaient une fois pris avec un cornet de
chanvre indien. Ils l’ont conduit à la brigade et lui avaient de-
mandé 50 000f pour sa libération. Une somme qu’il n’avait pas. Ainsi, ils lui ont demandé, en lui remettant un téléphone portable, de dénoncer les bandits de son quartier. Il avait accepté mais, craignant pour sa vie quand les jeunes découvriront sa collaboration avec les limiers, il a éteint le téléphone. Ce qui n’était pas du goût des limiers, affirme- t-il. Pour lui faire payer son acte, ils sont partis voir son patron
tandis qu’il était absent, pour lui demander son adresse. Ils ont dit à ce dernier qu’il est un agresseur.
Ils ont débarqué chez lui aux Parcelles-Assainies à l’unité 4 et
sont entrés dans sa chambre. Sur la paternité des 23 cornets trouvés sur les lieux, il atteste que ce sont les limiers qui ont introduit la drogue dans sa chambre. Selon lui, les policiers ne l’ont pas pris en filature. Convaincu de sa culpabilité, le procureur a requis 2 ans ferme et une amende de 200 000f contre O. Diamé. Pour le grand frère protecteur, M. Diamé, il requiert trois mois assortis du sursis. Le tribunal a suivi son conseil pour M. Diamé.
Pour ce qui est du petit frère, il a disqualifié les faits d’offre ou cession de drogue en détention et usage de drogue pour la consommation personnelle et lui a infligé une peine de 6 mois ferme et une amende de 200 000f.
F.DIALLO BA