Votre site d'informations généraliste

TRAFIC INTERNATIONAL DE STUPÉFIANTS: Le Sénégal serait-il en phase d’être une plaque tournante de drogue ?

Le Sénégal serait-il devenu une plaque tournante de la drogue ? En tout cas tout porte à la croire car aujourd’hui, il reste une zone de transit pour les stupéfiants destinés au marché européen. Il se consolide aussi comme la première route en ce qui concerne le trafic de cocaïne vers les autres contrées  avec des records de saisies depuis plusieurs mois.

Le trafic de drogue devient récurrent au Sénégal avec de nombreuses saisies effectuées par les forces de défense et de sécurité. Un phénomène inquiétant qui place le Sénégal à la première place des dix saisies records malgré les efforts de la douane sénégalais. Des nouvelles saisies de drogue ce début de juin, un phénomène inquiétant qui place le Sénégal dans le top 10 des saisies de  drogues en Afrique de l’Ouest. des éléments de la Douane en  patrouille dans le Fouladou avait réussi une saisie record de trois tonnes de cocaïne. Une des plus importantes saisies de drogue au Sénégal. Autre saisie, une quantité de 1137 kg  de drogue dure conditionnée en 941 plaquettes et mis dans des sacs dissimulés dans double fond d’un camion frigo. Une contre-valeur totale estimée à une valeur de 94 milliards de francs CFA.

Au mois de mars dernier la douane de Keur Ayib avait aussi saisi 11 kg de drogue cocaïne pure et 20 comprimés découverts.  Le renforcement de la capacité de la douane avec le programme de modernisation de l’administration des Douanes  (PROMAD) qui a mis à dispositions des unités pour plus d’efficacité et de recherche.

Et l’ancien commissaire de police CheikhnaKeïta apporte plus de précisions

Selon le Commissaire Cheikhna Keïta, ancien patron de l’Ocritis qui s’exprimait sur les onde de n,  » c’est un phénomène réel qui existe depuis très longtemps. Ça râle dans tous les sens. Maintenant nous connaissons une aggravation permanente de ce phénomène, qui est dû au fait que le Sénégal se trouve dans un environnement géographique qui a été pris d’assaut par des réseaux et nous faisons partis de ces pays ciblés  ». déclare t-il sur Sud-Fm

Il est de notoriété publique que le Maroc est le royaume incontestable et incontournable des narcotrafiquants mondiaux. Le dernier scandale en date, dit de l’Escobar malien, avait mis à nu un vaste réseau impliquant les plus hautes autorités militaires, civiles, sportives et politiques de ce royaume. Cela y inclus Fouad Ali El Himma, chef de cabinet de Mohamed VI, ainsi que des présidents de clubs de foot, et des élus du PAM, le parti d’Aziz Akhanouch, ami du roi, oligarque notoire et chef du gouvernement.

Ce qui devient catastrophique aux yeux de l’ancien patron de l’office central de répression du trafic illicite des stupéfiant.  » Par rapport au Maroc, il y a cependant une situation catastrophique du point de vue de l’implantation des réseaux de drogue. Compte tenu de l’insécurité persistante et de la situation de crise au Sénégal, développer un marché avec la démocratisation de la drogue fait que le trafic s’installe de jour en jour a-t-il déclaré.

 » Nous avons des saisies permanentes pour montrer que le trafic est extrêmement intense. Ainsi il faudra  évaluer le problème comme il se doit et essayer de voir à chaque niveau; niveau politique, niveau de la sécurité et de la formation des paramètres à contrôler à la hauteur de ces trafiquants” a-conclu M. Keïta.

Pour se prémunir des méfaits du pays voisin, les autorités sénégalises notamment les FDS (Douane-Police- Gendarmerie) multiplient les saisies. Ce qui pourtant, n’altère en rien la détermination des narcotrafiquants qui usent régulièrement de menaces et de corruption et qui s’adaptent très vite aux réponses policières et pénales et savent diversifier leurs portes d’entrée.

Il faut dire que depuis quelques mois la Douane aura enregistré un record de saisies de cocaïne au Sénégal et selon les dernières estimations de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (UNODC), les récentes saisies de cocaïne en Afrique de l’Ouest, notamment au Cap-Vert, en Guinée Bissau, en Gambie et au Sénégal, atteignent presque 50 tonnes entre 2021 et 2023.

laissez un commentaire