Bonne nouvelle pour les usagers du transport routier urbain! Les transporteurs de l’Association de financement des transports urbains (Aftu) et les travailleurs ont, finalement, accordé leur violon autour des différents points constitutifs de la plateforme revendicative. Une rencontre entre transporteurs et représentants des ministères des transports terrestres et du travail par la signature s’est soldée par un protocole d’accord avec les syndicalistes. C’est ainsi que le mot d’ordre de grève illimitée, décrété depuis plus de 5 jours, a été suspendu.
«Nous avons suspendu la grève au terme de la signature de ce présent protocole d’accord. Nous espérons maintenant un suivi par l’État pour son respect par les patrons. Néanmoins, nous nous excusons auprès des usagers sur les préjudices qui leur ont été causés», a fait savoir le syndicaliste Adama Ngom. Et le vice-président de l’Aftu d’ajouter: «Après 6 jours de négociation, nous sommes tombés d’accord avec les syndicalistes. Le mot d’ordre a été levé. Nous saluons tous l’esprit de dépassement de tous les acteurs du transport qui a permis à la signature de ce protocole d’accord».
Pour ce qui concerne les contours ce protocole d’accord, le syndicaliste Maba Diakhou Fall renseigne que «les parties conviennent de poursuivre le processus déjà entamé de régularisation de la situation des travailleurs dans un délai d’un mois. En outre, les employeurs s’engagent à déclarer tous les travailleurs à l’inspection du travail et à la Caisse de sécurité sociale. Les parties prenantes conviennent d’une revalorisation des salaires. Ainsi, les salaires nets du personnel roulant, sont portés à 130 mille francs pour les chauffeurs et 100 mille francs pour les receveurs. Ces montants incluent un forfait d’heures supplémentaires. En complément de ces salaires, le chauffeur et le receveur bénéficient d’une ration journalière fixée à 3000 F Cfa et 2000 Fcfa et attribuée dans les mêmes conditions que la prime de panier. En ce qui concerne le personnel mutualisé de Captrans, les parties conviennent de traiter la revalorisation de leurs salaires dans
le cadre de sa restructuration à finaliser dans un délai d’un mois». Et de poursuivre : «Les employeurs s’engagent à ne pas poursuivre en justice, ni sanctionner les grévistes pour des raisons liées à la grève. Les parties conviennent que les points inscrits sur la plateforme revendicative et non traités dans le présent protocole d’accord, seront examinés dans un délai d’un mois. Le présent protocole d’accord entre en vigueur dés sa signature par les parties prenantes», avant d’exiger le respect des accords pour un apaisement du climat social.