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Velléités loyalistes et crise politique

Le Somaliland est souvent présenté comme un État plus stable que la Somalie, ravagée par des décennies de guerre civile et de rébellion islamiste. Il est néanmoins traversé par d’importantes dissensions internes.

« Les forces de sécurité du Somaliland ont bombardé la ville sans discrimination, endommageant des hôpitaux, des écoles et des mosquées, tuant et blessant des civils et déplaçant des dizaines de milliers de personnes » peut-on lire dans un rapport de l’organisation.

Trois mois plus tôt, la commission électorale nationale avait annoncé le report de l’élection présidentielle, censée avoir lieu en novembre 2022, pour une durée de deux ans. En réaction, plusieurs partis d’opposition avaient affirmé ne plus reconnaitre la légitimité du gouvernement.

Dans ce contexte de fortes tensions internes, la reconnaissance de l’Éthiopie représenterait une victoire salutaire pour le pouvoir en place.

« Le président somalilandais, Muse Bihi Abdi, est contesté, il sait qu’il a une légitimité fragile » explique Marc Lavergne, directeur de recherche émérite au sein du CNRS, spécialiste de la Corne de l’Afrique. « Cette reconnaissance officielle auprès du président éthiopien, Abiy Ahmed, pourrait l’aider à asseoir son pouvoir tout en lui offrant d’importants débouchés économiques. Car le Somaliland possède des ressources que sont ses ports mais également des richesses naturelles encore peu exploitées ».

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