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Yaw demande la mise en place de la haute cour de Justice pour Macky et ses ministres

RAPPORT DE LA COUR DES COMPTES

Les leaders de la coalition ont fait face à la presse, hier, pour demander la mise en place de la Haute cour de justice pour juger Macky Sall et ses ministres, « auteurs des irrégularités décelés dans le rapport de la Cour des comptes. « Le Sénégal est devenu un poids lourd dans la mauvaise gouvernance. Et le dernier scandale n’est rien d’autre que le fonds Force Covid-19. Le Président de la République, Macky Sall ne veut pas qu’on parle de ce rapport mais nous sénégalais, qui avons contribué à ces milliards de façon directe ou indirecte, ne devons pas nous taire », a déclaré Cheikh Tidiane Youm. Avant de poursuivre : « Le premier responsable de ce rapport est le président Macky Sall.

Avant même d’en arriver à sa responsabilité, je vous parlerai des 17 milliards qui ont complètement été oubliés. Personne n’en a parlé. Le ministre des Finances et du Budget, lors de son point de presse, avait minoré, minimisé cette sur facturation estimée à plus de 6 milliards en disant que c’est simplement une faute de gestion. En plus des 6 milliards, il y a 19 milliards qui ont été utilisés à des fins qui ne sont, aucunement, liés pour la lutte contre la Covid-19. Et dans ces 19 milliards, il y a 17 milliards qui ont été utilisés pour payer le loyer de la sphère ministérielle de Diamniadio ». A son avis, Macky Sall allume des contre-feux pour détourner l’attention des sénégalais sur ce rapport. « Il faudrait qu’il soit traduit devant la haute Cour de justice pour haute trahison. Il veut s’agripper au pouvoir parce qu’il sait qu’après son règne, il sera traduit devant les juridictions.

Il a passé outre à toutes ses promesses. Lui et ses ministres rendront compte de leur gestion ». Cheikh Tidiane a également demandé à Macky Sall de partir pendant qu’il est temps et de ne pas faire une troisième candidature. « Si vous forcez la main au peuple, vous irez droit dans le mur et sera trop tard pour vous sauver », dit-il. Abordant le renvoi d’Ousmane Sonko devant la chambre criminelle, Cheikh Tidiane Youm appelle toute l’opposition à se tenir debout devant ce dernier. D’après lui, « ce combat n’est pas le combat de Ousmane Sonko, ni le combat de du parti Pastef, ni le combat de Yaw mais c‘est le combat de tout le peuple sénégalais.

J’insiste sur le fait que l’opposition, dans sa globalité, doit se tenir debout parce que si Ousmane Sonko est réduit à sa plus simple expression, il n’y aura plus d’opposition. Il y aura une suite logique. Il va exterminer toute l’opposition au niveau du Sénégal. Donc, c’est raison pour laquelle toute l’opposition doit se tenir debout afin qu’on puisse faire face à ce président de la république, Macky Sall »

«ON NE PEUT PAS RÉDUIRE NOTRE DÉMOCRATIE À UNE LIQUIDATION D’ADVERSAIRE»

Pour sa part, Déthié Fall a fait savoir que le Chef de l’Etat ne doit pas plonger le pays dans le chaos en voulant faire un troisième mandat. « On ne peut pas réduire notre démocratie à une politique de liquidation d’adversaire politique. Ca ne passera pas et Yewwi Askan Wi résistera », prévient Déthié, en évoquant en le rapport spéciale du droit sur la réunion pacifique et la liberté d’expression du groupe de travail sur la détention arbitraire et un rapport spéciale sur les exécutions extrajudiciaires sommaires ou arbitraires produits par des organismes internationaux de droits humains. Ces rapports, selon Déthié Fall, dénoncent « les arrestations arbitraires, les morts lors des manifestations ainsi que les interdictions et la répression des manifestations pacifiques ».

«NOUS SAVONS TOUS QUE MACKY SALL EST TOTALEMENT FINI»

Dans son intervention, Ousmane Sonko s’est adressé à la communauté internationale. D’emblée, il a fait remarquer que depuis quelques jours, Yaw s’adresse beaucoup à la communauté internationale. Ce, parce qu’ils se sont rendus compte qu’ils avaient plus ou moins délaissé cet espace extrêmement important. « Nous savons tous que le régime de Macky Sall est totalement fini au Sénégal. Il le sait mieux que quiconque qu’il est minoritaire et minorisé dans le pays. Nonobstant les pratiques fraudes massives qui lui permettent de réduire un peu ou de maquiller cette minorité qui est la sienne aujourd’hui au Sénégal. Et son terrain de prédilection c’est l’international, au niveau multilatéral comme au niveau bilatéral. Nous savons tous qu’il est en France certainement pour aller se livrer à une séance d’explication après son audience avec Marine Le Pene et pour aller dépeindre l’opposition comme une opposition qui serait foncièrement anti-française et se présenter comme le seul garant des intérêts occidentaux », a souligné le maire de Ziguinchor.

Il poursuit : « C’est pourquoi Yaw a décidé de ne plus laisser ce terrain parce que nous sommes dans un monde ouvert, personne ne peut s’enfermer sur lui-même. Et dans ce monde ouvert, globalisé, le Sénégal a des partenaires et ils sont importants pour le Sénégal et vice-versa. Il y a une importance mutuelle que les partenaires s’accordent. Aucun d’entre nous n’a de contact avec aucune puissance étrangère, nous n’en discutons avec aucune et nous ne sommes manipulés par personne ». Poursuivant, Ousmane Sonko dénonce le mutisme des partenaires internationaux sur ce qui se passe au Sénégal.

« Nous avons l’impression que depuis que le Président Macky Sall est au pouvoir, les gens ont peur de parler avec l’opposition sénégalaise. Auparavant, les puissances étrangères établies au Sénégal rencontraient et discutaient avec toutes les parties prenantes. Mais j’ai l’impression parce qu’il y a un chantage sur le gaz et le pétrole, c’est comme si les gens avaient peur de rencontrer et de discuter avec l’opposition sénégalaise », regrette Ousmane Sonko. « Il faut que les partenaires comprennent qu’à chaque fois qu’ils fermeront les yeux sur les exactions, sur les manipulations constitutionnelles ils alimenteront un sentiment anti-français ou un sentiment antioccidental.

Sur le plan économique, nous demandons que les partenariats soient gagnant-gagnant. Nous voulons d’un partenariat solide mais bénéfique à toutes les parties mais pas d’un partenariat de domination ». A son avis, les partenaires doivent dire au Chef de l’Etat qu’ « il ne peut pas réussir le pari qu’il s’est fixé. Il ne peut avoir un troisième mandat dans ce pays. Le Sénégal ne l’acceptera pas. Il ne peut pas effacer les réalités politiques dans ce pays ». Sabel SENE

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