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24E EDITION DES RENCONTRES D’AIX-EN-PROVENCE : Sall plaide pour l’accès de l’Afrique aux marchés internationaux

L’ancien chef d’Etat sénégalais, Macky Sall, en marge de la 24e édition des Rencontres d’Aix-en-Provence, qui s’est tenue en France du 5 au 7 juillet, a plaidé pour l’accès de l’Afrique aux partenariats et aux marchés financiers internationaux. Dans une interview accordée à La Tribune, le désormais envoyé spécial du Pacte de Paris pour les peuples et la planète (4P) a soulevé d’autres points notamment la question de l’intégration des pays du sud dans les réformes des institutions financières internationales, héritées du consensus de Bretton Woods.

Les 24e Rencontres économiques d’Aix-en-Provence ont réuni les 5 et 6 juillet 2024 près de 7 000 personnes au Parc Jourdan sur deux jours, dont trois cent quatre-vingt (380) intervenants de quarante-quatre (44) nationalités, pour échanger autour des enjeux économiques, démographiques, climatiques et numériques. En soixante-dix (70) sessions réparties sur deux jours, les trois cent quatre-vingt (380) intervenants ont essayé d’éclairer les sept mille (7000) visiteurs et le million d’internautes connectés.

Macky Sall qui a pris part à ce rendez-vous d’échange, a partagé sa vision du développement pour l’Afrique, en insistant sur l’importance des partenariats économiques et d’une réforme de l’architecture financière internationale. « L’aide publique au développement n’a pas donné les résultats escomptés et ne peut pas être la réponse attendue par les Africains pour le développement. Nous parlons plutôt aujourd’hui de partenariats et d’accès aux marchés des capitaux dans des conditions soutenables, » a-t-il affirmé.

La 24e édition des REA revêt d’une importance capitale pour l’Afrique et les pays en voie de développement. Cette rencontre fut l’occasion pour l’ancien président sénégalais de rappeler au monde entier les attentes du continent africain sur le marché économique. « Ce que l’Afrique demande, c’est de pouvoir avoir accès à ces marchés, avec des conditions qui ne soient pas handicapées par le système de notation sur la perception des risques, » a-t-il déclaré, soulignant des préoccupations quant à l’accès aux capitaux, un défi majeur selon lui, pour le développement économique du continent.

Il a surtout invité ses pairs à initier des réformes pouvant faciliter l’intégration des pays en voie de développement dans les institutions financières internationales, héritées du consensus de Bretton Woods. « Il faut que les institutions issues du consensus de Bretton Woods tiennent compte de la présence des nouveaux arrivants : les pays africains, asiatiques, d’Amérique latine, qui sont du Sud global comme on dit. Il faut qu’on tienne compte de leurs préoccupations dans le financement de leur développement, dans la transition climatique, » a-t-il précisé.

Saluant par ailleurs, l’admission de l’Afrique au G20 et l’obtention d’un troisième siège au conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI), l’envoyé spécial des 4P estime que la marge est encore grande pour satisfaire les besoins économiques du continent africain et préconise d’autres alternatives. « Les besoins sont tels, pour ceux qui veulent assurer le développement d’un vaste continent, de 30 millions de kilomètres carrés, d’un milliard quatre cent millions d’habitants, qu’il ne faut pas régler ces besoins avec l’aide publique au développement. Il faut donc des solutions innovantes que l’on doit inventer ensemble, » a-t-il insisté.

Macky Sall est également revenu sur les objectifs du 4P avec lequel il espère que l’Afrique ne sera plus seulement vue comme un réservoir de ressources naturelles, mais comme un acteur économique majeur à part entière.

D. DEME

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