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ABANDONNEES A LEUR SORT: Les populations des hameaux de Djilass exigent la démission du maire

Marre des difficultés auxquelles elles sont confrontées au quotidien, les populations des villages environnants de la commune de Djilass ont voulu se faire entendre. Il manque de tout, l’eau, l’électricité, l’enclavement de la localité et le réseau téléphonique font défauts. Des manquements qui se sont faits sentir lors la fête de Tabaski à Soudiane et environs. Afin de ressortir aux yeux du grand public et à l’endroit des autorités, leurs préoccupations, ils ont décidé d’organiser une conférence de presse.

Malick Pouye le coordonnateur du COVECOD (Collectif des villages environnants de la commune de Djilass) a expliqué comment le collectif a été créé, « C’est suite à la frustration qu’ont eu les villageois qui rencontrent depuis longtemps d’énormes difficultés que nous avons jugé nécessaire d’organiser un point de presse pour partager nos frustrations et doléances face à la non électrification de nos villages. L’électricité qui n’est un luxe mais une nécessite et on ne peut aspirer au développement sans électricité », a-t-il lancé. M. Pouye qui éprouve un sentiment poursuivre discriminatoire a poursuivi : « Nous avons le droit de bénéficier de courant électrique comme tous les autres sénégalais car nous en sommes à part entière. Le manque d’électricité a fait que les élèves peinent à apprendre leurs leçons, les femmes de leurs coté ne peuvent pas avoir de machine à mil et pilent à l’ancienne méthode avec mortier et pilon. Aussi les téléphones portables sont chargés dans les villages voisins à cause du manque d’électricité » a-t-il regretté.

Le manque d’eau qui sévit dans les 5 communes de l’arrondissement de Fimela n’épargne pas les habitants de Soudiane et environ. Il y a des branchements mais seulement dans quelques maisons « Si l’eau est vitale, alors on ne vit pas parce qu’on ne voit jamais la couleur de l’eau. C’est les femmes qui en souffrent le plus, elles puisent toujours au puits et se lèvent souvent tard dans la nuit pour avoir l’eau des robinets », a fait savoir M. Pouye, qui poursuit : « Nous voulons le bitumage de cette route et la construction de bretelles entre les villages et qui seront rattachées à la grande piste ».

Le point sur la santé est un point crucial, un seul poste de santé qui n’est pas fonctionnel sans ambulance, enclavé et non électrifié pour 5308 habitants selon les données de l’ANSD en 2019. De ce fait, la communauté exige un poste de santé doté d’équipements modernes et d’une ambulance et aussi la construction d’autres cases de santé dans chaque village. « Le manque de réseau téléphonique fait qu’il est difficile d’émettre ou de recevoir un appel quand on est au village. Les étudiants des universités virtuelle en sont les principales victimes par ce qu’il ny a pas de connexion. D’après eux, ce problème a été soumis à tous les opérateurs téléphoniques », fustigent-t-ils.

Le maire a déserté la collectivité depuis son élection

Ndeye khady Diarra habitante de Soudiane Balla, représentante des femmes au COVECOD a pris la parole au nom des femmes « Nous ne savons plus à quel saint se vouer. Les populations et surtout les femmes souffrent énormémentdans les hameaux de Djilass. Les femmes sont fatiguées avec les travaux domestiques lourds à défaut d’électricité et d’accès à l’eau. Les élèves apprennent leurs leçons sous la lampe tempête ou avec des sandales qui sont souvent sources d’incendie. Diomaye doit venir ici pour constater de ces propres yeux ce que nous vivons au quotidien puis que nous n’avons pas notre maire auprès de nous », dénonce-t-elle.

Boubacar Thior, un habitant de Rhoe a demandé une délégation spéciale pour d’émettre le maire de Djilass de ses fonctions. « Le fléau a trop duré et ça suffit maintenant, nous exigeons dans les plus brefs délais que la situation soit réglée et nous interpellons directement le président de la république et son premier ministre pour qu’ils viennent en aide à ses villages environnants de Diofior », a déclaré M. Thior qui a évoqué des décès maternels liés à l’enclavement. « Le maire a fui à ses responsabilités, il a tourné le dos aux populations sans se soucier de nos problèmes. Deux mandats zéroréalisations. A Rhoe, les élèves font plus de 3 kilomètreschaque jour pour aller étudier à Diofior », dénonce-t-il.

Le COVECOD qui en a ras le bol appelle le président de la république Bassirou Diomaye Faye et son premier ministre Ousmane Sonko à apporter des solutions immédiates à ses problèmes et compte déposer un mémorandum auprès des autorités et si rien n’est fait, ils vont passer à la vitesse supérieure

Ndeye Amy SARR, Correspondante à Fatick

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