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APRÈS LA SOIRÉE DES PREMIÈRES DAMES EN PLEINES INONDATIONS : Le tollé monte !

Aziz Watt

Alors que les inondations continuent de bouleverser le quotidien de nombreuses familles au Sénégal, avec des pertes en vies humaines et des habitations toujours sous les eaux, la soirée de gala organisée en marge de la rencontre de l’Organisation des Premières Dames d’Afrique pour le Développement (OPDAD), à Dakar, suscite des réactions critiques.

Des Sénégalais s’interrogent sur l’opportunité de ces festivités, marquées notamment par des pas de danse de la Première dame, Marie Khone Faye, sous les yeux de son époux, le président Bassirou Diomaye Faye. Pour les Sénégalais qui désapprouvent cette célébration, l’heure devrait davantage être à la solidarité, à l’assistance aux sinistrés et à la mobilisation des autorités auprès des populations éprouvées. Au-delà de la soirée elle-même, c’est la question du symbole et du décalage entre les festivités et la détresse de certaines victimes qui alimente les critiques.

Cette polémique intervient alors que Dakar a accueilli, ce 14 octobre, une rencontre de l’OPDAD consacrée au thème : « Renforcer la résilience des femmes et des filles face aux changements climatiques et aux conflits ». L’événement réunit plusieurs Premières dames africaines, notamment celles du Sénégal, de la Sierra Leone, de la Gambie, du Gabon, de la République centrafricaine, du Burundi et du Cap-Vert. Présent à cette rencontre, le président Bassirou Diomaye Faye a salué la contribution des Premières dames aux efforts des pouvoirs publics, notamment dans les domaines de la santé, de l’assistance aux populations sinistrées et de la promotion des droits des femmes.

De son côté, Marie Khone Faye a présenté ses initiatives en faveur de l’éducation, de la protection des filles et de l’autonomisation économique des femmes. Elle a également invité ses homologues africaines à faire de cette dynamique une initiative continentale produisant des résultats concrets. Reste que, pour une partie de l’opinion, le contraste entre les objectifs affichés de solidarité et les images de réjouissances intervient à un moment particulièrement sensible. Alors que des familles font face à l’urgence des inondations, les attentes portent aussi sur des gestes visibles de compassion et un engagement concret auprès des sinistrés.

 

El Malick

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