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Au Niger, Mohamed Bazoum, l’inflexible captif de la junte

Il tient. Mohamed Bazoum résiste, alors qu’un simple trait de crayon pourrait mettre fin à sa captivité. Depuis le coup d’Etat du 26 juillet, qui l’a renversé, ses tombeurs attendent qu’il appose sa signature au bas d’une lettre de démission. Mais celui qui a été élu un dimanche de février 2021 s’y refuse, quitte à rester prisonnier avec son épouse, Khadija Mabrouk, et leur fils, Salem, 22 ans.

Depuis plus de cent trente jours, Mohamed Bazoum et les siens sont enfermés dans la résidence présidentielle, où ses anciens protecteurs se sont mués en geôliers. Le général Abdourahamane Tiani, ancien chef de la garde présidentielle et aujourd’hui leader de la junte, a posté des soldats en armes à l’intérieur même de la villa blanche, située au bord du fleuve Niger. Selon l’entourage du dirigeant renversé, seul un médecin a désormais accès aux reclus. Leurs téléphones ont été confisqués. « Si quelqu’un prétend qu’il arrive à leur parler, c’est un mensonge », prévient d’emblée un proche de la famille.

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