BAOBAB CAPITAL : La nouvelle ambition africaine des entrepreneurs Modou Mamoune Sène et Grégory Brion

Après l’expérience de Jambaar, les entrepreneurs Modou Mamoune Sène et Grégory Brion franchissent une nouvelle étape avec le lancement de Baobab Capital. Le fonds entend accompagner des projets structurants au Sénégal et, à terme, dans plusieurs pays africains.
L’ambition est de faire du capital un véritable levier de transformation économique du continent. Né de la rencontre entre Modou Mamoune Sène, de Maor Group au Sénégal, et Grégory Brion, de Conti-Lines Group en Belgique, Baobab Capital s’appuie sur une première expérience concrète qui est le projet Jambaar. Lancé en décembre 2025 avec un investissement de 130 milliards de FCFA, Jambaar TPM constitue, selon ses promoteurs, une première démonstration des possibilités offertes par un partenariat associant expertise internationale et ancrage local.
Le projet, développé autour du Môle 4 du Port autonome de Dakar, vise notamment la modernisation de la logistique portuaire et maritime dans les secteurs de l’acier, du conventionnel et de l’agroalimentaire. Cette expérience a surtout permis d’identifier des opportunités structurantes, de réunir les compétences nécessaires, d’investir, de structurer les projets puis d’accompagner leur développement dans la durée. C’est sur cette base que Baobab Capital entend désormais changer d’échelle. Le fonds, dont l’entrée en activité est prévue au quatrième trimestre 2026, ciblera plusieurs secteurs stratégiques, notamment les infrastructures, la logistique et le stockage, l’immobilier, les data centers et l’agro-industrie.
L’un des axes majeurs porte sur la transformation logistique et la connexion des territoires. La vision développée autour de Jambaar prévoit une meilleure articulation entre le Port autonome de Dakar et les ports régionaux de Ziguinchor, Saint-Louis, Kaolack et Ndakhonga, avec une ouverture progressive vers les corridors et marchés de la sous-région. Les ports régionaux sont ainsi présentés comme de futurs pôles de développement économique, capables de rapprocher les bassins de production des marchés et de stimuler de nouvelles activités.
Avec Baobab Capital, l’objectif est d’appliquer ce modèle à d’autres secteurs et à d’autres territoires. Au-delà du financement, le fonds veut proposer un accompagnement associant structuration, expertise et mise en relation avec les partenaires nécessaires à la réalisation des projets. Pour ses promoteurs, l’enjeu dépasse donc la mobilisation de capitaux. Il s’agit aussi de favoriser la création d’emplois, le développement des compétences, l’industrialisation et la transformation locale. Une approche qui repose sur une conviction à savoir l’Afrique doit davantage maîtriser sa propre chaîne de valeur et conserver une part plus importante de la richesse créée sur son territoire.
El Malick