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DAKAR REMPLIE D’INDIVIDUS BIEN PORTANTS QUI TENDENT LA MAIN : QUAND L’AUMÔNE NE PROFITE PLUS À QUI DE DROIT

DAKAR REMPLIE D’INDIVIDUS BIEN PORTANTS QUI TENDENT LA MAIN : QUAND L'AUMÔNE NE PROFITE PLUS À QUI DE DROIT

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 Les rues de la capitale sénégalaise sont remplies tous les jours de mendiants. Ces derniers fleurissent comme un cerisier et envahissent tous les coins et recoins de Dakar. Ils ont fait de la mendicité un business rentable. Il est très fréquent de croiser dans la rue une personne qui demande une pièce pour pouvoir prendre le car ou une dame bien portante qui veut de quoi manger ou donner à sa famille.
 
À la place de l’Indépendance, ils se sont constitués en quelques groupes de femmes. A. D, la quarantaine, est une des leurs. Interpellée sur son choix de tendre la sébile, la mère de famille estime que la vie ne lui a pas laissé le choix. « C’est vrai que je suis bien portante, Alhamdoulillah, mais la mendicité rapporte beaucoup plus que ce que je gagnais. J’étais aide-ménagère pendant des années chez des gens, mais le salaire ne me servait presque à rien », se justifie-t-elle, accompagnée de sa voisine de Wakhinane Nimzatt qui l’a initiée à faire la manche.
 
À quelques encablures de la maison de la culture Douta Seck, à la Médina, encore des femmes mendiantes. Parées de châle pour se protéger du vent, munies de seau pour sûrement y mettre l’aumône (sucre, riz, cola…) et de nattes, elles s’installent confortablement le long d’un mur. Elles sont insouciantes du danger que représente la rue pour elles et surtout pour leurs enfants. Ces femmes mangent, boivent et font presque tous leurs besoins dans la rue. Elles ne veulent pas aborder ce sujet ou « parler de leur vie ».
 
« La plupart de ces femmes n’ont aucun handicap. Elles traversent ce que chaque Sénégalais lambda vit à un moment de sa vie comme difficulté. Elles ont simplement opté pour la facilité, parce qu’il faut l’admettre, la vie est dure pour tout le monde, mais c’est par dignité que certains ne tendent pas la main. Il est quasi certain qu’elles sont mieux portantes que beaucoup d’autres femmes », peste une femme rencontrée dans un abribus du secteur.
 
 
 
Cette attitude de « faux nécessiteux » pénalise les gens qui sont vraiment dans le besoin et qui ne jouissent pas de toutes leurs capacités physiques pour travailler et gagner dignement leur vie.  De plus en plus de gens sont dubitatifs quand ils se font aborder par des mendiants dans la rue. Cette nouvelle vague de mendiants, dont de petites filles, concurrence même les talibés au niveau des feux tricolores, devant les commerces ou à tout endroit susceptible de générer des ressources pécuniaires.
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