DEME SECURISATION DES EXAMENS SCOLAIRES: Le SAEMS prône pour l’application stricte des dispositions légales
A l’approche des examens du BFEM, le secrétaire général du SAEMS (Syndicat Autonome des Enseignants du Moyen Secondaire), Elhadji Oumar Youm est revenu sur les nombreux cas de fraudes notés lors de l’examen du Baccalauréat 2024. Des fraudes selon lui, accentuées par la détention de portable dans les centres d’examen. Pour éviter que ce problème se reproduise lors de l’examen du BFEM (Brevet de fin d’étude moyen), le syndicat a soulevé la question de la sécurisation des épreuves pour chaque examen scolaire. D’après son Secrétaire général, il faudra appliquer les mesures sécuritaires liées à l’organisation des examens au Sénégal.
Initialement prévu au jeudi 18 juillet 2024, l’examen du Brevet de fin d’étude moyen a finalement été reporté au lundi 22 juillet 2024. Pour cette information évaluation annuelle, les autorités comptent renforcer le dispositif sécuritaire par rapport au baccalauréat, afin d’éviter toute tentative de fraude. « Avec les nombreux cas de fraudes qui ont été signalés dans le cadre du déroulement du baccalauréat 2024, il est avéré aujourd’hui que tous les acteurs du système éducatif pensent à la sécurisation de l’examen du baccalauréat, il s’agit au–delà de penser à la sécurisation de tout autre examen pour que la fraude en tout cas est moins d’effet et qu’on puisse aller vers une certification beaucoup plus fiable », souligne Elhadji Oumar Youm sur Sud-Fm.
Sur ce plan, d’après M.Youm, il faudra aujourd’hui que les gens acceptent l’application stricte des dispositions légales qui ont été adoptées et qui portent sur l’interdiction de l’utilisation même du portable. « On ne peut pas avoir quand même des mesures et de ne pas les respecter. Au-delà, il va falloir qu’il y ait une culture, parce qu’il s’agit plus de communiquer, d’éduquer dans le sens d’amener les gens à avoir confiance en eux même pour qu’ils puissent comprendre que c’est à eux d’aller vers la quête de connaissance, c’est à eux aussi d’avoir confiance en eux même », signale le Secrétaire général du SAEMS.
Cependant poursuit-il, « la mesure particulière que nous voulons, et que les acteurs culturels comprennent, c’est que nous sommes dans une situation de mutation profonde dans le monde entier, il va falloir qu’on aille vers une mutation dans le domaine pédagogique. C’est à dire l’élaboration des sujets doit aujourd’hui évaluer, au point que l’apprenant même s’il utilise le portable, il ne pourra plus tricher, des mutations qui doivent s’opérer pour sécuriser le Bac pour qu’on aille davantage vers un baccalauréat qui sera accès sur la quête de l’intelligence », explique M. Youm.
Pour rappel, sur le plan national, le taux de réussite affiché au Baccalauréat 2024 est plus de 40%. Avec sept cent quatre-vingt-quatre (784) candidats admis avec la mention, dont cent cinquante-six (156) mentions « Très bien », mille quatre cent quatre-vingt-trois (1 483) mentions « Bien », sept mille cent quarante-cinq (7 145) mentions « Assez bien » contre cinq mille deux cent dix-sept (5 217) en 2023.