Le projet d’appui à l’entrepreneuriat féminin arrive à son terme, mais l’enjeu principal commence maintenant : permettre aux femmes accompagnées de transformer durablement les compétences acquises en activités viables et en véritables sources d’autonomie.
Le projet ETS 03 consacré à l’entrepreneuriat féminin a officiellement pris fin le 31 août. Mis en œuvre dans le cadre d’un partenariat institutionnel avec le projet « Mille Femmes : Je suis Femme, j’Existe, je Participe (FEP) », il a été déployé dans sept zones du Sénégal : Dakar, Saint-Louis, Thiès, Ziguinchor, Joal, Bignona et Kédougou. Pendant sa mise en œuvre, le projet a mis l’accent sur le renforcement des capacités des femmes à travers des formations, des outils pratiques et la création de liens avec différents acteurs susceptibles de les accompagner dans leurs parcours entrepreneuriaux. Pour Katia Diame, co-coordinatrice du projet, l’ambition était claire : « renforcer l’autonomisation des femmes à travers leurs activités entrepreneuriales ». Mais au-delà des formations dispensées, la question de la continuité demeure essentielle.
Des acquis à faire fructifier
Six modules de formation ont notamment été développés afin de renforcer les connaissances des bénéficiaires dans le domaine de l’entrepreneuriat. Un « Guide de la femme entrepreneure sénégalaise » a également été élaboré. Disponible en version PDF et audio en wolof, il se veut un outil pratique, accessible et adapté aux réalités des femmes entrepreneures. Le guide propose notamment six grandes étapes, des outils pratiques, des points de vigilance ainsi que des conseils liés au développement durable et à l’économie circulaire. Des témoignages viennent également renforcer son caractère concret. Pour Katia Diame, l’enjeu ne doit toutefois pas s’arrêter à la transmission des connaissances. « Former les femmes ne suffit pas. Il faut également leur permettre de continuer à utiliser les compétences qu’elles ont acquises et de développer leurs activités dans la durée », souligne-t-elle. C’est précisément là que se situe le véritable test du projet. Car une formation, aussi pertinente soit-elle, ne garantit pas à elle seule la pérennité d’une activité. Accès au financement, accompagnement, débouchés commerciaux, structuration des entreprises et mise en réseau restent déterminants.