FMI – BANQUE MONDIALE : Le FJ réclame des financements adaptés aux réalités du continent

En marge des Assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale, qui se tiennent à Bangkok, en Thaïlande, le Forum du justiciable a plaidé pour des financements plus accessibles et mieux adaptés aux réalités africaines. L’organisation a également salué les réformes engagées au Sénégal et appelé les institutions financières internationales à renforcer leur accompagnement au service du développement et du bien-être des populations. Le Forum souligne que l’Afrique, malgré son important potentiel économique et ses ressources naturelles, reste confrontée à des défis majeurs, notamment l’endettement, le financement du développement, l’accès aux infrastructures de base et le chômage des jeunes. Face à ces contraintes, il appelle les partenaires techniques et financiers à mettre en place des mécanismes de financement davantage adaptés aux réalités des économies africaines. L’organisation insiste également sur la nécessité de mieux prendre en compte les priorités nationales, les contextes socioculturels et les ambitions de transformation structurelle des pays dans la conception et la mise en œuvre des politiques de développement. Concernant le Sénégal, le Forum du justiciable salue le nouvel accord conclu entre l’État et le FMI, ainsi que les réformes engagées par les autorités nationales. Celles-ci portent notamment sur la gouvernance, la transparence, la gestion des finances publiques, la lutte contre la corruption, la reddition des comptes et la justice sociale. Pour l’organisation, ces initiatives témoignent d’une volonté de consolider l’État de droit, d’améliorer la gestion publique et de favoriser une croissance durable et inclusive. Elle invite ainsi le FMI et la Banque mondiale à accompagner davantage cette dynamique, à travers un appui technique renforcé, des financements adaptés et une coopération constructive. Au-delà des équilibres économiques et financiers, le Forum du justiciable rappelle que la croissance ne peut constituer une fin en soi. Elle doit se traduire concrètement par une amélioration des conditions de vie, une réduction des inégalités, un meilleur accès à une éducation de qualité et à des soins de santé, ainsi que par la création d’emplois décents. L’organisation réaffirme enfin son engagement en faveur d’une coopération internationale plus solidaire et équilibrée, dans laquelle les préoccupations africaines occupent une place centrale. Elle appelle les partenaires au développement à conjuguer leurs efforts pour construire un avenir plus prospère, inclusif et durable pour le Sénégal, l’Afrique et les générations futures.
El Malick