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Kolda : la filière cajou appelée à mieux se structurer pour exploiter tout son potentiel

L’adjoint au gouverneur de la région de Kolda chargé du développement, Bonaventure Kalamo, a insisté sur la nécessité d’une meilleure structuration de la filière anacarde afin de permettre à ce secteur stratégique de développer pleinement son potentiel. S’exprimant mardi à l’ouverture d’un atelier de trois jours dans la ville du sud du Sénégal, il a rappelé que le cajou figure parmi les filières prioritaires, avec une production en hausse constante qui constitue un véritable levier pour le développement territorial.

« Des milliers de producteurs vivent de cette filière dans les régions du sud, qui génèrent plus de 80 % de la production nationale », a-t-il souligné, tout en relevant que les acteurs restent confrontés à plusieurs défis malgré un potentiel jugé important. Parmi ces défis figurent la structuration des acteurs, l’amélioration de la commercialisation, le développement de la transformation locale ainsi que la nécessité d’une meilleure organisation des marchés.

Le président de l’interprofession cajou du Sénégal, Boubacar Konta, a pour sa part indiqué que cet atelier vise à renforcer la coordination, la complémentarité et l’efficacité des interventions des partenaires de la filière. « Il nous faut beaucoup travailler pour arriver à booster notre production estimée entre 70 000 et 80 000 tonnes, qui est loin de celle de la Côte d’Ivoire dépassant le million de tonnes », a-t-il déclaré.

La filière bénéficie de l’accompagnement du projet Agropole Sud, de la GIZ et du programme WEECAP (Women’s Economic Empowerment through Cashew Processing). Ce programme vise à transformer la filière anacarde pour créer 330 000 emplois durables en Côte d’Ivoire, en Guinée-Bissau et au Sénégal, dont 70 % destinés aux jeunes et aux femmes. L’atelier doit permettre d’éviter les doublons et de maximiser l’impact des actions auprès des acteurs de la chaîne de valeur.

Aziz WATT

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