La CDP assure que le dispositif de vidéosurveillance est conforme à la loi

Le dispositif de vidéosurveillance renforcé dans le cadre des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026 a reçu l’autorisation préalable de la Commission de protection des données personnelles (CDP) et respecte les dispositions légales en vigueur, a assuré son président, Ousmane Thiongane.
« Je rassure les Sénégalais sur cette question principale. Le ministère de l’Intérieur est en règle », a déclaré Ousmane Thiongane dans un entretien accordé à l’Agence de presse sénégalaise (APS). Il a précisé que les systèmes de caméras installés dans le cadre de cet événement international ont obtenu l’aval de la CDP. À quelques jours du lancement officiel de la compétition, prévu samedi, le réseau de vidéosurveillance a connu une extension notable dans les rues de Dakar, de sa banlieue et jusqu’à Saly. Selon le président de la CDP, l’État a procédé à un renforcement de son dispositif existant afin de répondre aux exigences sécuritaires liées à l’organisation des JOJ.
« L’objectif affiché est la sécurité des personnes et des biens », a-t-il expliqué, soulignant la nécessité de mieux surveiller les mouvements et les activités dans les espaces publics pour anticiper d’éventuelles menaces et prévenir les infractions. Ousmane Thiongane a rappelé que la vidéosurveillance publique n’est pas une nouveauté au Sénégal.
Dès 2015, le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique avait soumis à la CDP un dossier de demande d’autorisation concernant l’installation de caméras aux principales intersections et sur les grandes artères de Dakar. Le projet avait alors été examiné et autorisé par la Commission. Il assure que l’extension du réseau à l’occasion des JOJ a suivi la même procédure réglementaire. Cette évolution s’inscrit, selon lui, dans la dynamique de modernisation numérique portée par le « New Deal technologique », qui prévoit notamment la dématérialisation des procédures et le recours aux technologies numériques pour renforcer la sécurité et améliorer le traitement des données.
Le président de la CDP a toutefois insisté sur la nécessité de concilier les impératifs de sécurité avec la protection de la vie privée. Il a rappelé que toute installation de caméras de vidéosurveillance, qu’elle relève de l’administration publique, d’une entreprise ou d’un particulier, est soumise à une déclaration préalable auprès de la CDP et à l’obtention d’un récépissé. « L’État, comme les citoyens, peut trouver des moyens de sécuriser ses biens et ses propriétés. Mais, au même moment, ces deux-là doivent respecter la vie privée d’autrui », a-t-il averti.
Aissatou SOW