Le compte à rebours est terminé. Arrivé à échéance le 31 juillet, le délai accordé aux personnes assujetties à la déclaration de patrimoine ouvre désormais une nouvelle phase. Après les rappels et les avertissements, l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC) est attendu sur ses prochaines décisions. Entre fermeté et respect des procédures, l’institution joue une partie importante de sa crédibilité. Le temps des rappels est désormais derrière. Depuis le 1er août, le délai fixé par l’OFNAC pour permettre aux responsables concernés de se conformer à l’obligation de déclaration de patrimoine a expiré.
La balle est maintenant dans le camp de l’institution chargée de veiller au respect de cette exigence légale. Pendant plusieurs semaines, l’OFNAC a appelé les personnes concernées à régulariser leur situation, en insistant sur le caractère obligatoire de cette démarche. Mais avec la fin du délai, une nouvelle interrogation s’impose : quelles suites seront réservées aux éventuels retardataires ? Cette étape est particulièrement scrutée, car elle met à l’épreuve la capacité de l’OFNAC à faire appliquer les règles qu’elle défend. La déclaration de patrimoine n’est pas une simple formalité administrative. Elle constitue un outil de prévention contre l’enrichissement illicite et un mécanisme destiné à renforcer la transparence dans la gestion publique. L’expiration du délai marque donc un tournant.
Si des mesures sont effectivement prises contre les personnes qui n’ont pas respecté leurs obligations, l’OFNAC pourrait renforcer son autorité et démontrer que les engagements en matière de bonne gouvernance se traduisent par des actes. Mais l’institution devra également faire preuve de rigueur. Toute décision devra respecter les procédures prévues par la loi afin d’éviter que d’éventuelles sanctions ne soient fragilisées sur le plan juridique. Au-delà des responsables concernés, c’est le message envoyé à l’ensemble de l’administration publique qui est en jeu. Une application effective des règles pourrait contribuer à installer une nouvelle culture de responsabilité, tandis qu’une absence de réaction visible risquerait de nourrir les critiques sur l’efficacité des mécanismes de contrôle.
L’après-31 juillet ouvre ainsi une période d’attente et d’observation. Les prochains actes de l’OFNAC permettront de mesurer la portée réelle de son action et sa détermination à faire de la transparence une réalité dans la gestion des affaires publiques.
Mohamed SY