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LFR 2026 : THIERNO ALASSANE SALL CHARGE LES DÉPUTÉS DE PASTEF ET DÉNONCE UN « ÉTOUFFEMENT » DU DÉBAT

Aziz Watt

Le rejet de la Loi de finances rectificative par les députés de Pastef continue d’alimenter la polémique politique. Dans une publication sur son compte X, Thierno Alassane Sall accuse la majorité parlementaire d’avoir empêché tout débat contradictoire avec l’opposition. Le président de la République des valeurs y voit une atteinte au pluralisme démocratique et met en garde contre les risques de dérive institutionnelle. La bataille autour de la Loi de finances rectificative (LFR) 2026 se poursuit sur le terrain politique.

Après le rejet du projet par les députés de Pastef, Thierno Alassane Sall est sorti de sa réserve pour dénoncer les conditions dans lesquelles cette décision a été prise. Dans un message publié sur son compte X, le leader de la République des valeurs reproche aux parlementaires de la majorité d’avoir fermé la porte à toute confrontation des arguments. À ses yeux, le problème ne réside pas uniquement dans le rejet du texte budgétaire, mais surtout dans la manière dont la procédure parlementaire a été conduite. Il accuse les députés de Pastef d’avoir empêché l’opposition de faire valoir ses observations et de soumettre les arguments de la majorité à la contradiction. « Les députés de Pastef n’ont pas seulement décidé de rejeter la Loi de finances rectificative : ils ont étouffé tout débat pour empêcher l’opposition de démonter leurs arguties », dénonce-t-il.

Pour l’ancien ministre, cette séquence parlementaire dépasse largement le cadre d’un désaccord sur les choix budgétaires du gouvernement. Il y voit une attitude qui risque, selon lui, de fragiliser les institutions et de remettre en cause les principes démocratiques qui fondent le fonctionnement de l’Assemblée nationale. Thierno Alassane Sall considère que le pluralisme politique ne saurait se limiter à la présence de députés de différentes sensibilités dans l’hémicycle, mais doit également se traduire par la possibilité effective de défendre des positions contradictoires.

 

LE SÉNÉGAL AU CŒUR DE LA CHARGE

 

Pour donner davantage de poids à son réquisitoire, le président de la République des valeurs fait référence au jugement du roi Salomon. Il convoque l’histoire de la fausse mère qui, incapable de préserver l’enfant, accepte qu’il soit partagé en deux. Une comparaison destinée à illustrer ce qu’il présente comme une volonté de faire prévaloir des intérêts politiques sur la préservation de l’intérêt national. La charge devient encore plus sévère lorsqu’il s’attaque aux motivations qu’il prête aux responsables de Pastef. « Ils précipitent sciemment notre Nation dans l’abîme pour sauver leurs intérêts », écrit-il, avant de conclure : « Ils avouent, en réalité, qu’ils n’aiment pas le Sénégal. » Cette sortie intervient dans un contexte de fortes tensions autour de la gestion des finances publiques et des orientations économiques du gouvernement. Le rejet de la LFR, défendu par les députés de la majorité, ouvre ainsi une nouvelle séquence de confrontation entre le pouvoir et ses adversaires politiques. Au-delà des divergences sur les chiffres et les arbitrages budgétaires, c’est désormais la pratique du débat parlementaire qui se retrouve au centre des critiques. Une controverse qui remet sur la table la question de l’équilibre entre majorité et opposition dans le fonctionnement de la démocratie sénégalaise.

 

Mohamed SY

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Le fil reste ouvert entre deux éditions du Grand Panel.

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