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MIGRATION IRRÉGULIÈRE : 28 000 élèves face aux risques de l’exil

Aziz Watt

Clôturé au Sénégal, le projet SAFIMID a touché 165 établissements scolaires et formé plus de 312 enseignants. À travers cette initiative financée par l’Union européenne, les acteurs plaident pour la pérennisation de la sensibilisation des jeunes aux réalités de la migration irrégulière. Lutter contre la migration irrégulière en passant par les salles de classe.

C’est le pari du projet SAFIMID, qui a misé sur l’éducation et la sensibilisation pour informer les jeunes sur les réalités de l’exil. Au terme de sa mise en œuvre au Sénégal, le programme affiche des chiffres significatifs : 165 établissements scolaires touchés, plus de 312 enseignants formés et 28 000 élèves sensibilisés. Des résultats qui, pour ses acteurs, appellent désormais une nouvelle étape : inscrire cette initiative dans la durée. Lors de la cérémonie de clôture, Cédric Djiédhiou, président de l’Association des jeunes pour le développement local (AJDL), a insisté sur la portée du programme. Entièrement financé par l’Union européenne et piloté par la Fondation SEFAP, SAFIMID s’inscrit dans une dynamique de coopération impliquant plusieurs pays, notamment le Sénégal, le Maroc, le Kenya et le Nigeria. Au Sénégal, l’AJDL fait partie des organisations engagées dans sa mise en œuvre. Pour le responsable de l’ONG, l’ampleur du public touché témoigne de l’intérêt de cette démarche éducative. En intervenant dans les établissements scolaires, le projet entend donner aux élèves des informations susceptibles d’éclairer leur perception de la migration irrégulière. Mais, au-delà du bilan chiffré, le défi reste celui de la continuité.

 

Pérenniser les acquis

 

Cédric Djiédhiou appelle ainsi les partenaires techniques et financiers à identifier les mécanismes permettant de prolonger le programme. L’enjeu est de préserver les acquis de la sensibilisation et de faire en sorte que les actions engagées ne s’arrêtent pas avec la cérémonie de clôture. Cette préoccupation est également partagée par Samba Ba, enseignant et représentant du ministère de l’Éducation. Il estime que SAFIMID a permis de lever le voile sur certains aspects de la migration irrégulière et de partager des informations avec les apprenants. Il a salué l’implication des enseignants, des chefs d’établissement et des équipes pédagogiques qui ont contribué au déroulement des activités.

Pour le représentant du ministère, les outils mis à la disposition des écoles doivent continuer à être utilisés. Il plaide ainsi pour la pérennisation du projet et encourage les partenaires à poursuivre leur engagement en faveur de la sensibilisation des élèves. Avec 28 000 jeunes sensibilisés, SAFIMID laisse derrière lui une expérience que ses promoteurs souhaitent consolider. Reste désormais à mobiliser les moyens nécessaires pour inscrire cette éducation aux enjeux migratoires dans la durée et permettre aux établissements scolaires de poursuivre le travail engagé.

 

Mohamed SY

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