Des pertes considérables d’oignons ont été enregistrées dans les zones des Niayes. Les producteurs ont tous connu un écoulement très lent avec des pertes énormes. Un constat fait par le coordinateur de l’association Union Maraîchères des Niayes, Mamadou Ndiaye souligne sur Sud-Fm.
« Il faut noter que cette année est particulière. Une année qui a complètement évoluée dans le sens d’une production supérieure à la demande. Parce que l’année dernière le prix d’oignon était très élevé. Et ceci a provoqué une augmentation des emblavures par conséquent beaucoup de producteurs se sont retrouvés avec des sacs d’oignons entre leur main. Ce qui a fait aujourd’hui un écoulement très lent au niveau du marché. Et on peut noter à cet effet que cette année si nous avons noté que le plus grand tonnage ou bien 60% de la production est commercialisé à 5000f le sac de 25kg », a déclaré M. Ndiaye.
A l’en croire, la conservation de l’oignon diffère par zone.« Aujourd’hui le prix de l’oignon est entre 7500 et 8000 francs CFA selon les autres mais on a noté aussi dans la zone près de Ngomen où les gens font de la production en utilisant moins d’engrais, ceci aussi, ils ont une perte, mais la perte est beaucoup plus faible dans cette zone parce que simplement les méthodes de production qu’ils utilisent est une méthode de conservation. Une conversation qui a des limites car les variétés qui sont cultivés sont stockés pendant 6 mois ce qui fait que l’oignon a atteint ces limites. Cependant, physiologiquement ces zones ne pourront pas supporter le stockage. En générale au nord, les producteurs ont perdu presque 40% de leur production à cause du manque des infrastructures de stockage et au sud, la perte est moindre parce que y’a un climat beaucoup plus tempéré et les pertes varient entre 25% », souligne–t-il.
Cependant, avec des capacités de stockage tournent entre 6000 tonnes ce qui est en dessous des besoins réels. Le directeurgénéral de l’agence de régulation des marchés annonce la réalisation d’un programme national retro passage pour soulager les producteurs impactés par les pertes. « La problématique du stockage a été posée depuis les dernières années où on a vu la production de l’oignon augmenter de façon exponentielle, on est passée de 2 mois de couverture des besoins de consommations au niveau national a pratiquement 8 à 9 mois de couverture. Maintenant il y a aussi la nécessité de faire suivre cette progression par un certain nombre d’ouvertures », souligne Assoumane Sané.